Se désencrasser grâce à la cure de jus de citron : tout ce qu’il faut pour la rendre efficace

Nov 2014 | 389 commentaires

Cure de jus de citron

 

 

La cure de citron dans de l’eau chaude le matin est une très ancienne thérapeutique qui a la prétention de nettoyer en douceur le corps de l’intérieur. Sa simplicité fait douter de son efficacité, et pourtant, détrompez-vous : ça marche ! Vous allez découvrir ici comment et pourquoi cette cure fonctionne et surtout, les trois secrets à connaître pour un résultat qui surpasse le simple pouvoir du citron.

 

Comme d’habitude, je n’ai pas pris le chemin le plus direct pour y arriver, vous savez, lorsqu’au cours d’une discussion, votre interlocuteur vous avoue faire un truc pour se sentir mieux, et que vous vous dites « tiens, pourquoi je ne le ferais pas, moi ? », sans vous poser plus de questions ? Non. Moi, j’y arrive toujours indirectement : je me pose des questions sur des choses d’apparence évidente (sauf pour moi), qui piquent suffisamment ma curiosité pour entrer dans un processus de recherche jusqu’à en démonter les mécanismes intrinsèques. Puis de fil en aiguille, je débouche sur la découverte du fonctionnement d’une vieille recette connue depuis des siècles. Et j’ai l’impression d’avoir tourné en rond… la connaissance en plus. Vous allez voir, le détour en vaut la peine.

 

 

 

La petite question de rien du tout, capable d’anéantir toute une séance

Alors celle-là, je ne m’y attendais pas ! Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’on me l’a sort !

 

Imaginez : j’ai passé près d’une heure à traiter le patient, je lui explique la procédure, sans retenu – parce que j’estime qu’il s’agit de son corps et que c’est à lui de le connaître un minimum – je m’assure qu’il ait tout bien saisi, jusqu’à lui remettre des fiches résumant les choses à faire de retour chez lui : comment prendre le magnésium, par exemple, ou comment faire des cataplasmes d’huile de ricin, etc. (que les articles du blog détaillent amplement), puis la séance se clôture.

 

Je le conduis vers la sortie, nous nous serrons la main, et là, la porte entrouverte, il me demande encore vite fait ce qu’il pourrait encore faire chez lui pour aller mieux. Les bras m’en tombent ! J’ai l’impression qu’on a passé près d’une heure pour rien !?

 

Je réfléchis vite fait : révolutionner son alimentation peut-être ? Faire le ménage dans sa vie ? Non. Il m’est impossible de donner le petit conseil qui tue, celui qui bouleverserait indéfiniment sa vie, là, en deux secondes, au seuil de la porte, sous le regard des patients en salle d’attente, alors que nous nous serrons déjà la main pour nous quitter.

 

Pourtant, jusque là tout allait bien. Et il a suffi d’une phrase, un petit « scud » lâché juste avant de se quitter, pour me mettre dans une embarrassante impasse.

 

Que dire ?

 

Alors je me suis demandé ce qu’ils pouvaient ajouter pour aider sincèrement et efficacement l’organisme.

 

J’ai bien conscience que nous sommes dans une époque de tarés, avec cette tendance typiquement contemporaine à vouloir ajouter toujours plus, plutôt que d’enlever le véritable problème ; genre «le petit cachet» qui supprime le symptôme et qui permet de s’empiffrer de cochonneries en toute allégresse, sans plus être dérangé par le système d’alarme qui avertit du problème, vous savez : le p’tit symptôme qui vous emmerde ?

 

Et j’ai trouvé ! Rien de véritablement nouveau – tout le monde l’a sans doute déjà essayé – mais quand on connaît la valeur d’une chose, on sait en profiter. Alors, laissez-moi vous expliquer cette « chose » que vous devriez faire chez vous. Ce n’est pas cher, ça ne paie pas de mine, c’est même ennuyeux, mais ça marche.

 

Ne faites pas comme ceux qui évaluent la valeur d’un objet à son emballage ! Pour une fois, utilisez ce qui suit uniquement pour sa fonction.

 

 

 

Au début, je ne le prenais pas pour ça !

Sans doute avez vous, comme moi, remarqué que ce qu’on appelle aujourd’hui hypocritement « compléments alimentaires » a une efficacité très aléatoire.

 

Sachez qu’autrefois, on ne se traitait qu’avec ça ! Je me souviens que ma grand-mère nous envoyait dans la forêt cueillir des bourgeons de pin, et elle en faisait des tisanes ou des pommades. Je me souviens que tous nos bobos guérissaient vite. Je n’étais jamais malade quand j’étais chez ma grand-mère.

 

Bien sûr, les grosses maladies existaient, hier comme aujourd’hui, et les antibiotiques ont métamorphosé la face du monde. C’est vrai ! Mais les maux quotidiens avaient leurs solutions dans les plantes à portée de tous. Seules les pathologies, elles, nécessitent un attirail plus précis et plus concentré. Et la médecine est là pour ça. Mais beaucoup de troubles – quand ils ne sont pas pathologiques – sont du ressort des plantes naturelles.

 

Si vous souffrez d’un calcul rénal, pensez à l’Aubier du Tilleul. C’est spectaculaire ! Pour une conjonctivite, utilisez une feuille de géranium en décoction qu’on applique sur une compresse en coton et qu’on met directement sur la paupière (voir mon article sur le blog aider-son-enfant.fr). Effet garanti ! Une crise hémorroïdaire ? Une pointe de couteau de paprika doux de Hongrie dans chaque repas fait disparaître la crise en moins de vingt-quatre heures.

 

Ça marche ! Et c’est embêtant. Alors on décrédibilise : on appelle ça « les vieux remèdes de grand-mères » (je trouve que c’est leur manquer de respect) ou bien phytothérapie (et on interdit aux laboratoires de décrire l’indication précise de chaque remède), etc. Tout est fait pour laisser penser que les médicaments, il n’y a que ça de vrai et de sérieux. Mais c’est la même chose ! En plus concentré et pas forcément sans danger.

 

Pour vous soigner, corrigez en premier lieu vos erreurs. Retournez ensuite vers la nature, parce que votre corps est issu de cette nature. « L’homme descend de l’arbre » dit un vieux proverbe, pour dire qu’il fait partie de l’écosystème. L’équation est simple : s’il s’en éloigne, il tombe malade. C’est pourquoi j’ai une préférence pour les produits naturels et non transformés.

 

Mais quand je teste les compléments alimentaires – parce que j’y adhère, sporadiquement évidemment – je suis déçu. Le plus souvent, ça ne marche pas.

 

Comme vous, je n’hésite pas à y mettre le prix, ça ne me dérange pas… quand il faut ! Mais je dois avouer que le résultat est rarement au rendez-vous. C’est agaçant. Alors j’ai demandé à une connaissance ce qu’elle prenait elle et elle m’a avouée, en toute franchise, que les compléments alimentaires ne valaient plus grand-chose, et qu’à moins de le préparer soi-même, avec des produits issus de la nature ou de son jardin, c’était de la foutaise.

 

Ce n’est pas faux. Tous les produits qu’on nous vend sont morts. Vous savez pourquoi ? Parce qu’on tue ce qui se décompose vite pour pouvoir rallonger la date de péremption. Moins il est périssable, plus il est rentable. Mais pour faire ça, il faut tuer le vivant. Et là, moi je ne comprends pas ! Comment espérer restaurer un corps avec des substances mortes ?!! C’est couteux en énergie pour l’organisme qui est alors obligé de fournir un effort supplémentaire pour l’assimiler, alors qu’il aurait justement besoin d’un soutien. C’est illogique !?!

 

Nous sommes dans une culture planétaire de la mort. On raffine, on stérilise et on ionise à gogo impunément. Étrangement, les maladies mortelles ne cessent de croitre comme une pandémie, à la hauteur de notre alimentation à longues dates de péremption. Une alimentation morte.

 

Si vous voulez retrouver la vitalité, faites vous des jus. Et si vous voulez tout de même profiter d’un complément alimentaire, il n’y a pas le choix : rendez-le vivant !

 

 

 

Quel rapport avec le citron ?

Photo de Zbigniew Nowak on PhotoXPress

Je ne mens pas lorsque j’affirme que notre alimentation est devenue aujourd’hui une misère nutritionnelle. Saviez-vous qu’il faut 26 pèches d’aujourd’hui1 pour avoir la même teneur en vitamine A qu’une pêche d’il y a soixante ans ? Ça fait réfléchir…

 

Certains se jettent alors sur les vitamines et les minéraux comme on lècherait des cailloux. Je ne crois pas que cela soit judicieux. Je pense qu’il faut associer à toutes substances inertes l’équivalent vivant. Et où le trouver ? Dans les fruits et légumes crus, arrivés à maturité.

 

Malheureusement, tout le monde ne le supporte plus. Leur intestin a été abimé et porte les traces de l’industrialisation. Il sera donc nécessaire de réintroduire les fruits et légumes en les cuisant, avant de se pencher sur le cru. Ce qui ne veut pas dire qu’on devrait supporter tout ce qui est cru : il existe des associations entre fruits à éviter (l’orange, la poire et la pomme ne se marient pas avec tout !), sinon gare aux ballonnements. Et ceux qui pensent qu’un peu de gaz est inoffensif, sachez que c’est plus délétère que vous ne l’imaginez.

 

Rajoutez du vivant dans votre alimentation et associez aux compléments de vrais fruits. Oui, mais lesquels ? Ceux riches en vitamines B. Vous vous souvenez, je vous en avais déjà parlé dans mon article sur le magnésium : qu’il fallait toujours l’y associer à de la vitamine B pour l’absorption ? Et bien le citron, en plus de la vitamine C, en contient en bonne quantité, et surtout, elle est préservée grâce à sa peau. Voilà pourquoi je suis arrivé au jus de citron.

 

Alors : idée farfelue ou idée de génie ? Pour le connaitre, encore faut-il savoir reconnaître un produit efficace d’un produit inutile.

 

 

 

Comment savoir si un produit est efficace ?

J’ai remarqué qu’un produit efficace se sent tout de suite. Vous l’avez à peine dans la main, qu’il exerce déjà un pouvoir sur votre corps.

 

C’est grâce à cette étrangeté que j’ai aidé, un jour, un patient – devenu aujourd’hui un ami – à sortir son père de l’hôpital, sans même jamais l’avoir vu.

 

J’ai demandé qu’il me décrive de la manière la plus détaillée ses symptômes. Sans rentrer dans les détails, plusieurs hypothèses se sont dessinées : le rein, la vésicule biliaire ou foie. Je lui ai donc donné trois tisanes que j’avais dans mon armoire, que je sais actives, et qui agissent respectivement sur ces organes, et je lui ai alors expliqué comment procéder :

 

Son père avait des douleurs dans tout le corps. Se lever du lit était un calvaire. J’ai donc demandé à mon ami de tenter l’expérience suivante : d’abord faire lever son père une première fois, pour bien évaluer les douleurs. Le recoucher alors. Puis de le faire se relever, autant de fois qu’il y a de tisanes, en posant successivement chacun des sachets à hauteur du nombril. Celle qui allait faire disparaître les douleurs était à prendre immédiatement et pour le reste de la journée.

 

Mais pour être sûr, il fallait le recoucher et le refaire se relever à vide, sans produit test. Si la douleur revenait comme avant et qu’elle disparaissait avec la tisane, c’était certain qu’elle allait l’aider. Et ce fut comme je m’y attendais.

 

Mon ami me raconta la surprise qui se dessina, dans la chambre de l’hôpital, sur le visage de son père et des proches autour. C’était complètement surréaliste.

 

Cela paraît incroyable : poser un sachet à hauteur du nombril et les douleurs disparaissent ! Racontez cela à un médecin allopathique classique, il vous prendra pour un fou. Et pourtant, c’est bien ainsi que cela fonctionne.

 

Le père de mon ami se rétablit de manière miraculeuse. Deux jours plus tard, il put sortir de l’hôpital et assister au mariage de son fils, alors qu’il y était resté plusieurs semaines en soins, sans aucun changement.

 

Pour être honnête, je suis allé encore plus loin dans mes investigations. J’ai même découvert qu’il n’était pas nécessaire d’avoir physiquement le produit. J’ai réalisé un tas de tests et il apparaît clairement que le corps est une machine ultra-sensible, bien plus qu’on ne le croit.

 

Quant aux compléments alimentaires, lorsque vous le prenez en bouche, avant même de l’avaler, le corps reçoit déjà l’information. Vous en sentez les effets (ou non) alors qu’il n’a même pas encore été digéré !

 

La thyroïde n’est pas anodine dans cet effet. Et cela ne m’étonne guère : de sa position stratégique (au centre de la gorge, au carrefour de l’œsophage et de la trachée), elle contrôle l’activité de l’ensemble des cellules du corps en leur indiquant le niveau de croisière qu’elles doivent adopter.

 

Un complément alimentaire qui fonctionne, c’est un produit qui apporte un soulagement immédiatement. Il est accompagné d’une certaine euphorie caractéristique. Sans ces deux signes, le complément est déjà mort d’avance !

 

Si un jour, par hasard, vous avez une plaie infectée à un doigt, mettez une cuillère à café de chlorure de magnésium dans un petit verre d’eau et trempez la partie malade. Un sentiment euphorique vous envahira après quelques secondes. C’est le signe que votre corps a absorbé le produit et qu’il est actif (j’imagine que c’est la joie au niveau des cellules). En plus de cet état d’esprit singulier, la douleur disparaitra instantanément, sans aucun effet secondaire. En fait, il devrait en aller de même pour n’importe quelle substance, et qu’on cesse de nous leurrer : notre corps est en mesure de savoir ce qui est bon pour lui. Nous devrions nous y fier…

 

 

 

Un bon conseil

Maintenant que vous savez reconnaître un produit efficace d’un produit inerte – en fonction de la sensation qu’il procure dans votre corps (europhorie et soulagement partiel immédiat) – testez par vous même !

 

Buvez avant la prise d’un médicament un peu de jus de citron dans de l’eau chaude. Disons un quart d’heure avant. Notez ensuite le changement au niveau de votre état d’esprit après la médication. Je pense que vous n’aurez pas besoin d’autres arguments pour vous convaincre que quelque chose n’est pas comme d’habitude.

 

Et étrangement, si vous le faites régulièrement, votre humeur journalière change. Comme moi, vous vous rendrez compte que le gain de ce petit jus de rien du tout est assez spectaculaire.

 

Allons plus loin…

 

 

 

Et la potion magique ?

Si le citron est capable de réactiver des substances devenues inertes, alors pourquoi ne pas le prendre régulièrement ? De nombreuses personnes témoignent en effet de l’effet positif de cette cure de jus de citron au réveil. On pense que c’est sa propriété purgatoire de la vésicule biliaire qui donne tant de résultats.

 

Le premier effet évident est l’apparition d’une clarté d’esprit. On pourrait croire que l’acidité du citron fouette la conscience, or l’effet n’est pas immédiat. Il survient de manière crescendo au cours des dix minutes après avoir bu la potion. Il est similaire en tout point aux effets d’une dépollution du sang telle que relatée lors de mon sevrage au sucre : plus le sang est propre, plus l’état de conscience est limpide. Cette relation est intéressante, car l’état de propreté de la conscience devient un repère fiable pour savoir ce qui est bon ou non pour l’organisme.

 

Le second effet a lieu dans les trois jours après le début de la cure si nous la faisons quotidiennement : les articulations se délient et retrouvent une souplesse.

 

Pour le vérifier, je me suis forcé à ne manger que des produits laitiers pendant une semaine. Aimant le kéfir au lait avec du bon vieux pain de campagne, ce ne fut pas très difficile. Se priver de légumes et de fruits fut en revanche bigrement plus ardu. Je pensais que le côté fermenté inhibait les effets toxifiants du lait. Cependant, au bout de trois jours, je commençais à sentir une raideur et des douleurs articulaires au niveau des mains et des pieds.

 

Si vous supprimez la source polluante, l’organisme retrouve sa santé de manière naturelle et progressive, mais si vous y associez la cure au jus de citron cet effet est fulgurant et ne passe pas inaperçu.

 

Le simple fait de purger la bile ne suffit pas à expliquer ces effets. Elle n’a rien à voir avec les articulations.

 

J’ai expérimenté différentes versions : d’abord en changeant les horaires, à jeun ou non, et ensuite en jouant sur la quantité de citron puis en y rajoutant des éléments. Il apparaît clairement que le foie est impliqué dans ce mécanisme de dépollution – ce qui est compréhensible – et le rein avec, ce qui l’est moins.

 

 

 

Le jus de citron permet de « tirer la chasse d’eau » hépatique

Le meilleur effet a lieu sur un foie engorgé, donc à jeun.

 

Il faut comprendre que la digestion est la dégradation et la décomposition des aliments en particules plus fines appelés nutriments, ceci grâce à des petites substances qui agissent comme des ciseaux miniatures (les enzymes) présents dans les sucs digestifs.

 

Ces sucs sont produits et stocké dans les glandes de la bouche, de l’estomac, du foie (la bile), du pancréas et de l’intestin grêle.

 

La régularité des repas, fait que le corps est habitué à manger à heures fixes. L’organisme fabrique alors toutes les enzymes avant, pour le moment opportun. Lorsqu’on mange, le bol alimentaire ingéré provoque la sécrétion de ces sucs et vidange donc ces glandes.

 

En général, il y a à peu près 6 heures entre les repas, sauf la nuit où l’intervalle est proche des douze heures. Durant cette période, la fréquence respiratoire baisse. L’absence de mouvements physiques durant le sommeil, la mise au repos du système digestif et la réduction du pompage hépatique par le diaphragme congestionne le foie : il s’engorge alors de toutes ces choses qu’il produit naturellement à l’état de veille.

 

Le jus de citron le matin, à jeun, c’est comme tirer une chasse d’eau : l’acidité du citron entraine une sécrétion massive des sucs hépatiques et biliaires dans le but de le digérer. C’est en quelque sorte le grand ménage matinal. Une sorte de coup de fouet hépatique, comme on redémarre une chaudière, qui permet au foie de se remettre en route.

 

De par sa fonction double, non seulement le foie refabrique des enzymes (sa fonction première), mais il détoxifie au passage le sang (son autre fonction), Cette dépollution du sang désembourbe l’esprit.

 

Mais ceci n’explique pas les effets sur les articulations ! Se le foie nettoie le sang, il ne le dépollue pas de tous les déchets, et notamment pas ceux qui agressent les articulations, en particulier les dépôts organiques comme l’urate, produits résultant de la décomposition des aliments carnés et dont l’élimination se fait par les reins. Or l’action sur les jointures est évidente. Comment l’expliquer ?

 

 

 

Nettoyer la piscine

Tout dans le corps s’actionne un peu comme un soufflet : les mouvements ne sont jamais saccadés, mais sinusoïdaux, c’est-à-dire qu’ils sont courbes et harmonieux. Quand vous regardez la variation du taux d’une hormone, il n’y a jamais d’à-coups abrupts. Les graphiques sont arrondis. Même les pics se font progressivement.

Cycle hormonal féminin

 

Si l’on étudie les taux d’œstrogènes et de progestérones, par exemple – deux hormones féminines liées au cycle gynécologique – l’on voit bien cette progression ondulatoire. Mais il est une autre manière plus intéressante de voir le phénomène : imaginez deux bocaux contenant chacun une des hormones, et observez la fluctuation du niveau de chacun au cours du temps : lorsque l’un se remplit, l’autre se vidange, effectuant une sorte de va-et-vient graduel caractéristique d’une pompe.

 

Tout dans le corps semble basé sur ce principe, et c’est d’autant plus vrai que tout dans le corps est en interaction permanente.

 

La pompe hormonaleMais revenons sur la pompe : chaque bocal forme un piston. Si l’un d’eux venait à se bloquer, il enrayerait automatiquement le pompage. Reins et Foie doivent sans doute fonctionner sur ce même schéma et constituer une sorte de dynamo.

 

La vidange hépatique générée par la sécrétion forcée grâce au jus de citron, créée un vide au niveau du foie et provoque une dépolarisation qui relance la pompe entre foie et reins. Le moteur est alors relancé et le corps peut se dépolluer, de la même manière qu’on actionne la pompe d’une piscine pour en nettoyer l’eau.

 

J’avais déjà lu auparavant cette notion de dépolarisation entre foie et rein, mais je n’en avais jamais saisi le sens. J’imaginais quelque chose d’électrique. En fait, il s’agit d’un système de vases communiquants et la dépolarisation est une différence de niveau liquidien.

 

En vidangeant les sucs hépatobiliaires par le citron, on génère un vide qui permet de redémarrer la pompe Foie/Rein (deux des plus importants dépollueurs du corps). C’est par ce biais que nombre de douleurs articulaires disparaissent progressivement au cours de cette cure.

 

 

 

La pompe émonctorielle

Il semble que le rein et le foie agissent en synergie, mais ne travaillent pas en même temps. Chacun fait ce qu’il a à faire, avec des pics d’intensité variable.

 

Cependant, reins et foie ne sont pas les seuls émonctoires. Il ne faut pas oublier la peau, l’intestin et le poumon (et sans doute la rate aussi), ce qui en fait une pompe à – au moins – cinq pistons.

 

La pompe émonctorielle

 

Chaque émonctoire aurait son horaire d’action privilégié. On retrouve ainsi les concepts de la médecine traditionnelle chinoise (M.T.C.) avec ses organes et ses horaires.

 

Même si je ne partage pas la vision de cette médecine – parce que ce n’est pas dans ma tendance d’adhérer aveuglément sans comprendre et sans pouvoir le reproduire (ce qui ne vaut pas dire, au demeurant, qu’elle n’est pas intéressante) – la vision d’une pompe émonctorielle apporte un éclairage intéressant à leur concept, et l’on pourrait voir les méridiens comme des commandes électroniques contrôlant les organes correspondants.

 

Toutefois, mes recherches cliniques ne confirment ni les horaires ni l’incidence de ces organes sur les autres tissus, comme par exemple le foie et les tendons. Je ne trouve pas la même chose et c’est intéressant. J’aurai bien aimé travailler avec les chercheurs à l’origine de ces découvertes…

 

Quoi qu’il en soit, voici mes constatations : il est possible de réactiver la pompe émonctorielle, en s’aidant de la congestion naturelle du foie lors du sommeil et cela, en le vidangeant énergiquement au réveil par le jus de citron.

 

 

 

La recette complète

Après de nombreux essais, voici le meilleur compromis :

 

1 – Du jus de citron

Photographer: Valentin Mosichev in PhotoXPress.com

Comme d’habitude, je recommande du bio. Un demi-citron suffit. Dans les cas où la personne est particulièrement encrassée, je conseille un citron entier. Je me base sur la corpulence générale, l’état inflammatoire, le volume et la densité du foie (qu’on évalue à la palpation), ainsi que les douleurs articulaires, et particulièrement aux doigts.

 

L’inflammation se voit aisément : la peau est bouffie, souvent les mains sont chaudes et un peu moites, ce qui montre que les cellules sont en activité anormale et que le phénomène est généralisé à l’ensemble du corps.

 

Si l’inflammation dure depuis quelque temps, les articulations des doigts auront tendance à se déformer. C’est l’arthrite.

 

Une autre question que je me suis également posé est pourquoi les mains sont-elles plus facilement atteintes par l’arthrite que les autres articulations ?

 

Le terme arthrite signifie « inflammation de l’articulation ». Il existe en réalité plusieurs causes, mais il y en est une qui invariablement se répercute sur les extrémités : le défaut de fonctionnement d’un des émonctoires du corps.

 

D’après vous quel département pâtirait en premier si le pays venait à connaître de gros problème ? Les DOM-TOM ! Pour la simple raison que les échanges sont excessivement couteux, bien plus qu’entre départements du continent. Mains et pieds dans le corps sont des extrémités dont l’acheminement est onéreux. La moindre dysfonction centrale aura des répercussions d’abord périphériques. Il est donc fort à parier que les douleurs articulaires des jointures périphériques aient pour origine une défaillance émonctorielle. Relancer cette pompe devient donc une stratégie pertinente.

 

2 – Ajouter de l’eau chaude

Il est préférable de boire chaud au réveil. L’organisme se remet lentement à fonctionner et il n’est pas conseillé de le brusquer.

 

La chaleur a également pour effet de dilater les canaux, ce qui préférable pour la décongestion du foie.

 

Remplissez d’eau chaude le verre de jus de citron pour qu’il soit plein. Le corps a besoin d’eau au réveil. Mais ne noyez pas non plus le citron. Gardez la mesure d’un verre de 20 cl.

 

Toutefois, n’additionnez pas d’eau brulante. Au-delà de 50°C les vitamines sont détruites. Utilisez une eau chaude, un peu plus que tiède, mais pas au-delà.

 

3 – Un peu de miel pour atténuer l’acidité

J’en mets ¼ de cuillère à café. Ne cherchez pas le gout sucré, c’est juste pour atténuer l’acidité du citron au niveau du palais. D’ailleurs, certains pensent que leur estomac ne supporterait pas cette acidité. C’est faux ! L’acide chlorhydrique de l’estomac est bien plus acide que le citron. En prenant du citron, vous ne provoquez pas d’hyperacidité de l’estomac.

 

D’autres s’inquiètent de l’ostéoporose, inquiétude injustifiée puisque le citron, bien qu’acide, une fois dans le sang devient basique (tout le contraire de l’acide). Pamplemousse et citron sont des basifiants. Rien à craindre pour les os, bien au contraire !

 

4 – Du gingembre râpé

Photo de www.sxc.hu

On accorde au gingembre beaucoup de propriétés. Trop, selon moi. J’ai utilisé le gingembre pour deux raisons. La première est pratique : j’aurai préféré les effets «anti-inflammatoires » du curcuma (même s’il ne s’agit pas d’une réelle lutte contre l’inflammation, mais plutôt d’une optimisation de celle-ci). Malheureusement, en rapper le bulbe tache tous les ustensiles de manière indélébile. C’est gênant. J’aurai pu, certes, me tourner vers la poudre de l’épice, mais je doute qu’elle ait les mêmes valeurs que la racine. Je me suis donc tourné vers le gingembre, plus commode à manier.

 

Parallèlement, le gingembre est connu pour avoir de nombreux effets bénéfiques, notamment sur les articulations.

 

Il existe une recette2, donnée par une lectrice du magazine Rebelle Santé pour faire disparaître les disgracieux oignons au niveau du gros orteil (les hallus valgus). Je dois dire que je n’y ai pas cru.

 

Poussé par la curiosité, j’ai pourtant conseillé à plusieurs patients de le faire et il y a en effet des résultats ! Comme toute chose, ce n’est pas une panacée (parce que plusieurs causes sont possibles et qu’elles peuvent se cumuler). Toutefois, cela m’a donné un nouvel éclairage sur les pathologies qui n’en sont finalement pas, puisque le corps semble capable de retrouver tout seul son propre potentiel.

 

Persuadé que la seule solution est chirurgicale, on ne cherche même plus à aider son propre organisme à retrouver sa pleine vitalité. Or c’est possible !

 

Je ne veux pas entrer les détails – j’en parlerai ultérieurement dans une vidéo – mais sachez que le gingembre dilate les capillaires artériels et c’est là son secret.

 

Pour info, la recette de la lectrice est assez violente : 5 jus de citron, du miel, une racine de 3 cm de gingembre que l’on râpe, et de l’eau pour en faire un litre, que l’on boit dans la journée, à faire tous les jours jusqu’à disparition de l’oignon, et cela peut prendre parfois trois mois ou plus.

 

La cure est longue, et cela laisse envisager qu’il faudrait y ajouter quelque chose pour l’optimiser, non pas dans la recette, mais localement, sur l’oignon.

 

Bref, en raison de sa maniabilité plus commode et de ses effets, optez pour le gingembre. Un demi-centimètre de racine suffit.

 

5 – Des batons de cannelle

Baton de cannelle

Rappez un petit bout de bâton de cannelle. Personnellement, même si pratique, j’évite celle conditionnée sous forme de poudre car très souvent mélangée à des impuretés.

 

L’écorce de cannelle (sous forme de bâton) est excellente pour vidanger les canaux excréteurs du pancréas. Si vous êtes en proie à des transpirations nocturnes qui laissent des traces jaunes sur les draps, ce sont les signes d’une défaillance du pancréas qui se traite par des décoctions de bâtons de cannelles. A la première gorgée, il sera possible de sentir un évidage des sécrétions pancréatiques qui révèle bien sa fonction épuratrice sur cet organe. Ce n’est pas pour rien que la médecine chinoise en faisait usage dans les cas de diabètes.

 

En associant la cannelle à la recette, nous obtenons une potion dépurative puissante et complète : elle soulage le foie, la vésicule biliaire et le pancréas de l’engorgement et de l’encrassement qu’ils subissent au fil de nos erreurs dues à notre mode de vie peu naturel.

 

 

 

 

Conclusion

Avec tous ces éléments en mains, voici la recette matinale que je recommande. Le premier secret est d’utiliser la composition complète suivante :

 

Recette pour le matin :

½ jus de citron

¼ à ½ de cuillère à café de miel

½ cm de racine de gingembre râpée

une pincée de cannelle

Compléter avec de l’eau chaude pour avoir un verre plein de 20 cl.

 

Le second secret est de prendre impérativement la potion le matin à jeun. En effet, comme vous l’aurez compris au gré de la lecture de l’article, son action optimale se fait sur un foie congestionné.

Le troisième secret est de ne pas manger tout de suite après. Attendez entre une demi-heure et une heure avant d’ingérer quoi que ce soit. Vous obtiendrez ainsi tous les bénéfices que peut apporter la cure de  jus de citron.

 

En comprenant son mode d’action, il apparaît utile, dans des cas d’intoxication importante de l’organisme, de la faire plusieurs fois dans la journée, ½ heure avant chaque repas.

 

On peut ainsi préparer la mixture – sans l’eau – le matin, la conserver en revanche dans le frigo et la prendre comme un sirop auquel on rajoute de l’eau chaude, juste avant de la boire.

 

Recette pour la journée :

2 jus de citron

2 cuillères à café de miel

2 cm de racine de gingembre râpée

3 pincées de cannelle

Compléter avec de l’eau chaude à chaque prise pour avoir un verre plein de 20 cl.

 

 

Ne me demandez pas si vous pouvez prendre une cuillerée de miel plutôt qu’une demie, etc. Ce ne sont pas des questions pertinentes, et je n’y répondrais pas. Voici les quantités que je vous conseille, et si vous voulez faire autrement, libre à vous. Rien ne vous en empêche. Au contraire. Mais ce qui est important, c’est de comprendre pourquoi on le fait.

 

En revanche, soyez toujours attentifs aux réactions corporelles. Un corps qui va bien se sent. Un corps qui ne va pas bien aussi, mais on s’y habitue. Soyez désormais attentif à la sensation de bien-être psychique et physique, c’est le meilleur repère qui soit. Vous serez alors suffisamment sensible à ce qui peut vous nuire et pourrez alors l’éliminer.

 

Cette recette, bien que puissante, n’a en réalité rien d’original. Elle fut donnée par les médecins hindous de l’Ayurveda, il y a fort longtemps. Il est possible de trouver également de nombreuses autres mixtures aux mêmes pouvoirs. La citronnade à l’érable, par exemple, appelée Master Diet3, a été rendue populaire par la chanteuse Beyonce en tant que cure d’amaigrissement. Sauf qu’elle jeûnait en même temps ! Alors oui, c’est vrai : en désencrassant le corps, vous retrouverez, en plus d’une bonne forme, une belle silhouette… à la condition de revoir également votre alimentation, d’éliminer les excès et d’enlever ce qui pollue ou irrite l’organisme. Quoi qu’il en soit, la cure de citron (complète) a de nombreux bénéfices, alors pourquoi ne pas l’essayer. Ajoutez-y une petite marche de vingt minutes ou même moins, juste de quoi faire transpirer un peu, et vous obtenez un cocktail fulgurant dont les bienfaits ne passeront pas inaperçus. Nul doute que vos proches le remarqueront et vous demanderont le petit “truc” qui vous fait donner une si bonne mine.

 

 

 

Wladislas BARATH


1Il faut manger 26 pêches d’aujourd’hui pour obtenir la même quantité de vitamine A qu’une seule pêche de 1950” de Franck Christnacher, paru dans le magazine Fruits et Abeilles de Novembre 2013

2 Magazine Rebelle-Santé n°153 d’Avril 2014

3 Article “The Lemonade Diet or Master Cleanse” de Kathleen M. Zelman paru sur le site www.webmd.boots.com à l’adresse : http://www.webmd.boots.com/diet/features/lemonade-diet-master-cleanse

Vous avez apprécié cet article ?

Cliquez sur une étoile pour l'évaluer !

Note moyenne 4.3 / 5. Nombre de votes: 28

Aucun vote pour l'instant ! Soyez le premier à donner une note.

389 Commentaires

  1. julie

    Bonjour,
    que pensez vous de la theorie Masson qui ne déconseille le jus de citron pour un certain type d’individu (grands et minces)? merci !

    Réponse
    • Wladislas

      Bonjour, je ne suis pas allez aussi loin que lui dans l’expérimentation. C’est vrai que certaines personnes ne supportent pas le citron. Mais la constante (grand et mince) n’est pas récurrente.

      Réponse
  2. Marc-André

    Vous écrivez: “J’ai même découvert qu’il n’était pas nécessaire d’avoir physiquement le produit.”

    Pourriez-vous en dire un peu plus? À savoir si juste de voir le produit dans sa tête, de le dessiner, peu importe, suffit pour réaliser ce qu’on veut?

    Réponse
  3. Marc-André

    Article vraiment instructif (comme tous les autres que j’ai lu).

    J’aimerais savoir si vous avez eu des cas pour qui cette recette n’a jamais fonctionné et si oui savez-vous pourquoi?

    Je ne me fie pas vraiment aux gens qui essaient une fois ou deux et qui ont des effets qu’ils considèrent néfastes. Parce qu’en matière d’intoxication, nous ne sommes pas tous rendus au même point. C’est à considérer. À ce moment-là, il faut y aller lentement, à petite dose jusqu’à ce qu’on soit capable de tout prendre, il me semble.

    Réponse
    • Wladislas

      Oui, il existe en effet des organismes aréactifs, c’est à dire qu’il ne réagissent à aucun traitement. J’ai des hypothèses sur le sujet, mais cela reste très pénible pour le thérapeute de se retrouver face à de telles personnes.
      D’autres sont hyper-réceptifs. Mais en général, ils le savent et on peut adapter la posologie.
      De toute façon, si la recette entraine des symptômes trop important, il faut réduire jusqu’à n’avoir plus que des désagréments minimes et tolérables. Quoi qu’il en soit, en général, cela passe toujours par une phase quelque peu désagréable, mais heureusement transitoire.

      Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Ce blog a pour mission de vous aider à reconquérir votre santé. Cela demande un engagement et un effort de votre part. Mais ce n’est pas l’effort qui compte le plus… c’est savoir où agir. Vous serez amenés à chercher au-delà des sentiers battus. Vous découvrirez que la Conscience est au coeur de tout, que Conscience et Santé sont liées.

Ostéopathe D.O. depuis 20 ans, je mets le fruit de mes recherches et de mes expériences au service des gens avec pour seul objectif de leur ouvrir la voie de cette guérison à laquelle chacun a droit.