Le VRAI visage du sucre

Juin 2021 | 33 commentaires

Deux morceaux de sucre

J’ai entamé le sevrage du sucre parce que je ne pouvais pas concevoir qu’on puisse être accro à une substance aussi banale et répandue. On aime le sucre, mais au point d’en devenir accro comme on l’est avec une drogue… je trouvais ça gros. Et pourtant, il s’est avéré que j’étais un véritable toxicomane saccharo-dépendant (le saccharose correspond au sucre blanc). Je m’en doutais un peu, mais jamais je n’aurai imaginé que cette substance agisse comme une drogue. 

J’avais envie de comprendre. J’ai alors fait des recherches. La première constatation est que nous cultivions de fausses idées à son sujet. J’ai démonté quelques unes de ces croyances dans mon article La vérité sur LES Sucres. La seconde constatation, c’est qu’on trouve du sucre PARTOUT. Vraiment partout. Alors, pourquoi les industriels en mettent-ils dans les produits que nous achetons ? Pourquoi autant ? Et pourquoi semblent-ils le dissimuler ? Comment aussi, le sucre nous rend-il accros et quelles sont les conséquences sur la santé ? Un vaste programme.

 

 

Blanche neige et la pomme

Le sucre auquel nous pensons communément, possède cette saveur sucrée agréable qui apaise les maux du quotidien. Il est pour certain un partenaire fiable pour affronter les dures journées qu’impose notre rythme de vie.

 

Dans le café, il en réduit son amertume ; dans les plats, il relève les goûts ; et dans la bouche, il croustille, il fond et procure un plaisir incommensurable. Franchement, qu’est-ce qu’on est bien avec le sucre !

 

Pâtissiers, maîtres Chocolatiers et Confiseurs attribuent une certaine noblesse à cette matière qui se travaille avec amour, qui épouse les formes et donnent toutes ces textures les plus folles pour le plaisir du palais.

 

Il est décrit comme une mère affectueuse prête à panser vos blessures les plus intimes, voire parfois, comme une femme voluptueuse qui n’est là que pour assouvir vos plaisirs.

 

A aucun moment on ne peut se douter qu’il s’agit d’un poison.

 

Avec sa couleur blanche, immaculée, il paraît inoffensif. Mais méfiez-vous ! Ne faites pas comme Blanche Neige : ne mangez pas de cette pomme.

 

En fait, ce ne sont même plus des pommes !

 

Ce sucre et d’autres, que vous ne connaissez peut-être même pas, ont été élaborés dans un chaudron (industriel) et vous leurrent. Malgré leur bel aspect, ils nuisent gravement et insidieusement à la santé.

 

Ajouter ces sucres dans notre corps n’est ni sain, ni naturel et encore moins indispensable.

 

La quantité à laquelle l’organisme est exposé actuellement à ces sucres le tue. Vingt grammes par jour suffisent. Nous en consommons plus de cent !

 

Faites la chasse aux sucres et vous comprendrez. Vous retrouverez la santé. Le seul problème, c’est que les industriels ont appris à le cacher. Alors, apprenez à le déceler.

 

 

Le chaudron ou comment sont fabriqués les sucres

Il n’existe pas UN sucre, mais DES GLUCIDES. Ils sont présents dans les fruits, la pomme de terre, le riz, le blé, le maïs et de nombreux autres végétaux, comestibles ou non.

 

Les glucides sont indispensables à la vie et sont les principaux constituants des cellules aussi bien animales (chromosomes, noyaux, etc.) que végétales.

 

La plupart des glucides n’ont pas – ou très faiblement – de saveur sucrée.

 

Le bout de notre langue reconnaît cette saveur. Lorsqu’elle est présente, nous disons que « c’est sucré ». Maladroitement, nous retiendrons que le sucre est ce qui est sucré (qui présente donc cette saveur sucrée).

 

Puis les industriels sont passés par là !

 

Le saccharose étant le glucide – parmi tous les glucides – qui présente cette saveur sucrée qui plait tant, et qu’il était facile de l’extraire de la canne et de la betterave, il était intéressant de l’isoler et de l’exploiter.

 

Mais de nombreux médecins s’inquiétèrent. Alors, cette confusion tombait à merveille. A cause d’elle – ou grâce à elle ! – tout a été dit sur le sucre. Pardon : LES SUCRES. Heu.. Non.. LES GLUCIDES. Comment donc se retrouver dans ce désordre ?

 

En fait, les glucides ne sont pas mauvais. En revanche, ce que l’homme en a fait est fortement à craindre !

 

Arrêtons de nous mentir : nous savons intuitivement – en étant un tout petit peu honnête avec soi-même – que les sucres comme les bonbons, la fameuse pâte à tartiner, etc.  ne sont pas bons pour nous.

 

Cependant, si vous souhaitiez réduire votre consommation de sucre, vous serez étonnés d’apprendre qu’en supprimant tous les mets qui contiennent des glucides à saveurs sucrées, vous ne réduirez que 30% de ce que vous consommez réellement.

 

Le reste, 70% des sucres, nous les ingérons de manière indirecte et insidieuse.

 

Ces derniers sont dits « cachés » parce que vous n’avez aucune conscience qu’il s’agisse de sucres. Ceux qui préparent nos aliments évitent d’ailleurs de les rendre trop voyants.

 

Pour comprendre les différentes formes de sucre(1), il faut plonger dans son mode de fabrication. Celle-ci se fait en deux étapes essentielles et totalement différentes : l’extraction du sucre et son raffinage.

 

 

1 – L’extraction du sucre

L’extraction du sucre se fait dans une sucrerie.

Le précédé est essentiellement mécanique (découpage, broyage, extraction), bien que certaines étapes nécessitent l’adjonction de substances chimiques, comme la chaux vive (CaO) et le gaz carbonique (CO2), pour précipiter et éliminer les impuretés du jus ainsi obtenu.

Le reste n’est que manipulations d’apparence plutôt douce : évaporation et cristallisation (le sirop est cuit, recuit sous vide et centrifugé. Cette opération est répétée en tout trois fois).

Il n’en reste qu’il s’agit d’un mode de cuisson très long jusqu’à l’obtention d’un sucre brut dit « cristallisé ».

Ce sucre « cristallisé » (à ne pas confondre avec le sucre cristallisé blanc que nous connaissons tous) portera le nom de cassonade ou sucre complet, et sucre brun ou sucre roux (sucre blond s’il est issu de l’agriculture biologique) selon la quantité de mélasse qu’on lui rajoute.

Ces sucres contiennent au minimum 95% de saccharose. C’est déjà beaucoup.

Il peut être conditionné et vendus sous ces formes, ou bien acheminé dans une raffinerie pour le concentrer encore plus. Quelle idée !

 

2 – Le raffinage

Le sucre brut est transporté dans des raffineries pour en enlever chimiquement toutes impuretés et ne garder que la molécule de saccharose.

Par des procédés chimiques complexes, opaques, controversés et toxiques (on utilise des dérivés mercuriels pour le blanchiment, mais également des dérivés nitratés et sulfurés), l’industrie arrive à obtenir une substance dite « pure » (comme la cocaïne) contenant 99,8% de saccharose, une matière totalement inexistante dans la nature.

Bref, une aberration.

Il porte alors le nom de sucre blanc, sucre cristallisé, sucre en poudre, sucre glace, sucre mi-blanc, sucre candi, vergeoise, voire sucre roux (à ne pas confondre avec celui issu de la sucrerie).

Pourquoi le raffiner, me direz-vous ? Pour le rendre blanc, parce que le blanc est signe de pureté ? Pour mieux le transporter ?

Non. Outre le fait qu’un produit mort (comprenez raffiné) se conserve plus longtemps, c’est à cause de ses propriétés chimiques qu’il est intéressant de l’isoler. Et en chimie, on n’aime pas les impuretés.

Les sucres sont à la fois des conservateurs, des exhausteurs de goût, des atténuateurs de l’acidité, des retardateurs de coagulation des protéines, des accélérateurs de la fermentation des levures et des absorbeurs d’eau. Ils ont tout pour plaire aux chimistes.

En raison de ses vertus, le sucre se retrouve dans tous les plats préparés industriellement.

Imaginez ! Voici un produit dont les gens raffolent le goût. Ce même produit permet d’augmenter le poids de la préparation puisqu’il absorbe et retient l’eau (et l’eau coûte moins chère que la matière principale), il permet de figer sa texture, il rehausse son gout (c’est pourquoi on conseille de mettre un peu de sucre dans la salade de carotte), cache l’acidité et de prime, il conserve ! Et fabriqué à une très grande échelle, son cout en devient risible.

Ne seriez-vous pas tenté d’en mettre dans tous les plats ?

C’est ainsi qu’on les retrouve dans des préparations qui n’en ont pas besoin à la base, comme le pain ou les biscottes, les condiments ou assaisonnements pour en cacher l’acidité, les produits lactés, y compris les laits en poudre pour nourrissons, les céréales de petits déjeuners, mais aussi toutes sortes de plats salés parce que l’aspect caramélisé, croustillant et brillant va constituer un sérieux argument de vente (2)

 

Mais les fabricants ne se sont pas arrêtés là

Les industriels jouent avec les mots et la confusion s’accroît au fur et à mesure que l’on s’approche de l’assiette du consommateur.

 

Le sucre roux n’en est plus (celui que vous achetez en supermarché n’est que du sucre cristallisé raffiné, recoloré par du caramel, de la mélasse ou des colorants), le sucre ne s’appelle plus du sucre (vous découvrez ainsi sur l’étiquette des noms étranges comme sirop de maïs, sirop de glucose3, sucre inverti, maltose, dextrose, concentré de fruits, etc.) et de nouvelles substances au pouvoir sucrant qui ne sont pas des sucres fleurissent d’on ne sait où (aspartame, sorbitol, xylitol, maltitol, mannitol, etc.). De quoi perdre la tête, non ?

 

Et ce n’est que le sommet de l’iceberg ! En coulisse, l’esprit pervers de l’homme est allé encore bien plus loin.

 

Pour des raisons économiques, les Américains ont réussi, dans les années 60,  à extraire chimiquement du sucre à partir de l’amidon de maïs, plante bien plus locale que la canne à sucre. Le sirop de glucose ainsi obtenu – par isomérisation (c’est-à-dire coupé par des enzymes ou des acides) de saccharose provenant de l’amidon de maïs – aboutit à du sirop de fructose, appelé HFCS pour High Fructose Corn Syrup. Son pouvoir sucrant est 1,6 fois supérieur à celui du saccharose ou celui du glucose.

 

Petite parenthèse de chimie : une molécule de SACCHAROSE = une molécule de GLUCOSE liée à une molécule de FRUCTOSE. L’isomérisation consiste à couper cette liaison.

glucose-fructose-saccharose

 

Toutes ces opérations sont de la pure chimie.

 

En remplaçant le saccharose par du fructose, Coca cola saute sur l’aubaine et prend une sacrée distance par rapport à ses concurrents.

 

Ce n’est que du fructose, direz-vous ? N’est-ce pas un sucre naturel puisqu’il est issu des fruits (d’où son nom d’ailleurs) ? 

 

Oui MAIS, si la pomme contient par exemple l’équivalent d’un morceau de sucre de FRUCTOSE, elle contient aussi des minéraux, des vitamines, des fibres, de l’eau, et même d’autres glucides. Tout ce qu’il faut à notre organisme pour le transformer en GLUCOSE, substance exploitable par nos cellules.

 

Malheureusement, isolé, le fructose épuise notre foie car la transformation du fructose en glucose est une opération couteuse en énergie et en ressources, ressources apportés le fruits et les légumes justement. Mais isolé, c’est une désolation à long terme : foie gras, maladies métaboliques, etc. 

 

Par ces opérations chimiques multiples et élaborées, les industriels ne sont plus tenus d’informer de l’origine du maïs. Les OGM s’infiltrent donc subrepticement dans nos assiettes, sans qu’aucun de précaution de prévention ne soit prise. En Amérique, les sucres issus du maïs sont même considérés comme des produits « sûrs » et naturels, puisque d’origine végétale !

 

Attardez-vous un peu sur les étiquettes à présent. Vous aurez, dès maintenant, une idée de l’origine du sirop de glucose, et du fructose. Sachez qu’il n’existe aucune traçabilité dans ce domaine.

 

 

Pourquoi donc mettre du glucose à tous les plats ?

 

La conservation du glucose est illimitée. […] Le sirop de glucose est utilisé pour graisser le sucre. En effet, incorporé dans une cuisson de sucre, il évite que ce dernier ne masse (cristallise) par la suite. (Grâce à cette propriété, on peut savoir si le miel n’est pas coupé avec du glucose, si le miel ne cristallise pas c’est qu’on a ajouté du glucose dedans.).  [Le sirop de glucose est aussi] utilisé pour éviter le dessèchement (sirop de glucose inférieur à 65 D.E.): il retarde la dessiccation des produits (élimination de l’eau ou déshydratation) et assure ainsi une plus longue conservation tout en permettant à ces derniers de conserver leur aspect souple et moelleux.(3)

 

Du point de vue chimique, le fructose est encore plus dangereux que le glucose parce qu’il n’augmente pas la valeur énergétique des produits dans lequel il est mis. Donc, vous avez le gout sucré, mais presque aucun glucide sur la balance des calories.

 

Si avant, il y avait l’argument fallacieux des calories pour réduire un peu sa dose journalière en sucre (je vous invite d’ailleurs à lire ce très bon article sur les calories), maintenant, rien ne freine plus sa consommation, et les industriels ne se sont pas gênés : aujourd’hui, 50% de tous les sucres ajoutés dans les boissons et les aliments sont du HFCS (boissons, glaces, biscuits, gâteaux, yaourts, crèmes desserts, etc.)(4)

 

Le saccharose n’est plus à la page et semble avoir trouvé ses successeurs.

 

 

La descente aux enfers

Calculons :

Nous consommons en moyenne 60 kg de sucre par habitant par an (trois fois plus qu’il y a un siècle). C’est une moyenne. Ce qui veut dire que certain en ingurgite plus de 100 kg/an ! Ramené à une journée, nous mangeons 165 g de sucre par jour (alors qu’on ne tolère qu’une consommation de 20 g par jour) ;

 

70 % de ces sucres sont ingérés indirectement, c’est-à-dire que vous n’avez même pas conscience de manger du sucre. Ils sont ajoutés dans les produits transformés par l’industrie.

 

50% de ces sucres « cachés » sont du fructose.

 

Ce qui fait que par jour, on vous fait manger 58 g de fructose !

 

Je suis sûr que vous seriez intéressé de connaître l’incidence du fructose sur votre santé, non ?

 

Contrairement au saccharose, qui lui aussi est un sucre d’assimilation rapide, le fructose traverse la paroi intestinale sans provoquer de sécrétion d’insuline par le pancréas, d’où le risque de surconsommation et d’hyperglycémies, puis d’hypoglycémies conséquentes, extrêmement dangereuses pour les organes, dont le cerveau, en première ligne de mire.

 

Comme il ne provoque pas de réaction insulinique protectrice, son index glycémique est bas. Et c’est là que tout le mythe de l’IG (Index Glycémique) s’effondre : il n’est pas fiable !

 

Mais ça ne s’arrête pas là : le fructose entraine une résistance à l’insuline et de l’obésité. La sensibilité à l’insuline chez l’homme diminue, entrainant une pléthore de troubles métaboliques : augmentation de la synthèse de gras (apparition de graisse viscérale et augmentation du taux sanguin de triglycérides et du mauvais cholestérol5), hypertension artérielle, prise de poids et diabète.6

 

En clair, le fructose est un poison et tue à petit feu. Mais ce ne serait pas aussi grave,  s’il n’était pas considéré comme un « produit naturel ». Car sous ce label, il n’est soumis à aucune obligation de déclaration quand il entre dans la composition des aliments. Tout comme en Suisse où aucune obligation n’impose de préciser la composition des sucres. C’est ainsi que vous le retrouvez dans des produits de grandes marques, même dans les produits pour bébés.

 

La mention sur l’étiquette de l’ajout de « sucre », ne donne aucune précision quant à la classe chimique.

 

Malgré ces constats, les sirops de fructose-glucose sont considérés comme des produits « sûrs ».

 

Sucre inverti ou TrimolineVous ne le retrouvez pas en lisant les étiquettes ? C’est normal, le fructose se trouve encore sous d’autres appellations. Avez-vous déjà lu le terme « sucre inverti » ou isoglucose7? Il s’agit d’un mélange en quantité égale de glucose (synonyme dextrose lorsqu’il s’agit de D-glucose) et de fructose obtenu par hydrolyse du saccharose par des enzymes ou des acides. Vous savez, le saccharose obtenu en raffinant le sucre ?! Par de nouvelles réactions enzymatiques, on arrive à des taux vertigineux de 90% de fructose contre 10% de glucose.Et si vous ne le retrouvez toujours pas sous ce nom, c’est qu’il en porte encore  un autre, celui de Trimoline, utilisé par les professionnels pour son haut pouvoir sucrant, comme nous l’avons vu, et parce qu’il ne dessèche pas. Il permet également de réduire le temps de cuisson et de stabiliser glaces et sorbets.

 

Je vous laisse le soin d’imaginer ce que les grands chefs cuisinent pour nous. Dans ce domaine, tout est permis, semble-t-il ! On en oublierait presque la santé du consommateur.

 

 

 

 

 

 

Conclusion

Voyez-vous ? Nous avons un sens extraordinaire qu’est le goût. Il permet de distinguer si un aliment est avarié ou non. Goût et odorat font partie d’un réflexe atavique (qui se transmet de génération en génération) qui évite à l’espèce humaine de consommer des poisons quand il se nourrit directement des produits de la nature(8).

 

Mais les industriels ont réussi un tour de magie.

 

Ils leurrent nos sens et sont capables de nous faire ingurgiter n’importe quoi, si on ne fait pas attention.

 

Réfléchissez où sont leurs intérêts.

 

Si vous avez encore un doute, vous trouverez dans le prochain article tous les détails des méfaits des sucres sur notre organisme. Je vous démonte tout ce mécanisme obscure que vous n’êtes pas censé savoir.

 

Vous rêviez de savoir comment et pourquoi on tombe malade ? Au fil de la lecture, vous découvrirez qu’il n’existe qu’une seule et véritable maladie quels que soient les noms qu’on lui donne.

 

Article écrit le 8 février 2013.

Mis à jour le 26 juin 2021.

 

1 http://www.frizou.org/information-culinaire/types-de-sucre.html et http://www.bio-logique.info/alimentation/dossiers/sucres_lexique.html

2 p.186 dans NUTRITION ET BIEN ÊTRE MENTAL, Pourquoi et comment notre alimentation influence notre cerveau ? de Véronica Van der Spek, avec la collaboration d’Anne Bernard, aux éditions de boeck.

3 http://cuisine.journaldesfemmes.com/forum/affich-25509-qu-est-ce-que-le-sirop-de-glucose

4 http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/aliments/sucre-et-produits-sucres/sucre/petite-histoire-du-sirop-de-glucose-fructose.html

5 http://www.jydionne.com/le-fructose-au-banc-des-accuses/

6 p.192 dans NUTRITION ET BIEN ÊTRE MENTAL, Pourquoi et comment notre alimentation influence notre cerveau ? de Véronica Van der Spek, avec la collaboration d’Anne Bernard, au éditions de boeck.

7  p. 138 de La brioche tue plus que le cholestérol, combattre l’inflammation, du Dr Edouarg Pélissier aux éditions Odile Jacob

8 http://www.cap-sciences.net/upload/Le_sens_du_gout.pdf

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33 Commentaires

  1. Nathalie

    Bonjour,
    J’aimerais savoir ce que vous conseillez comme petit déjeuner ?
    Merci à vous

    Réponse
    • Wladislas BARATH

      D’abord la crème Budwig ou simili pour répondre aux besoins de l’organisme. C’est le plus simple et le plus efficace pour se ressourcer.
      Ensuite, vous pouvez manger du pain, mais surtout pas du pain blanc. Prenez le à l’épeautre par exemple, fait à l’ancienne, avec une bonne croute. Trempez dans un peu d’huile d’Olive ou avec du humus… un vrai régal.
      Il y a beaucoup d’autres manières de prendre un petit-déjeuner sans sucre « rapide ».
      Mes enfants adorent la truite en boites sur du pain beurré, par exemple.
      Le pain de bonne qualité, contenant peu de farine blanche, n’agit pas comme un sucre. S’il contient des graines, c’est encore mieux.

      Réponse
  2. Lilas

    Bonjour,
    Je voudrais ajouter un complément au message que j’ai laissé le 10 septembre.

    J’ai à nouveau arrêté le sucre. Pas complètement, je m’autorise le miel, le sucre non raffiné, et de temps en temps une glace ou un biscuit.

    Mais globalement, j’ai augmenté mon apport en céréales complètes (millet le matin pour le fer), en légumes, en fruits, etc.

    Je vais bien mieux. Plus positive. Plus d’énergie. Même si je ne suis pas « guérie » de ma déprime.

    Par ailleurs, j’ai fait des recherches sur la corrélation anémie en fer – sucre – sérotonine.
    Le fer est très utile pour synthétiser les molécules de dopamine et sérotonine, hormones du bonheur. Donc moins de fer signifie moins de ces hormones, donc plus d’irritabilité, angoisses, et fatigue.

    En contrepartie, le corps a soudain envie d’aliments ‘doudous’, c’est-à-dire sucrés qui entraînent une production de sérotonine.

    Dans mon cas, je pense que mon anémie justifiait plus ou moins que j’ai tout le temps envie de sucré même si je ne me sentais pas particulièrement fatiguée. Du coup, le fait que je stoppe les aliments sucrés a complètement stoppé ma production de sérotonine. Je ne compensais plus le manque de cette hormone du à la carence en fer. D’où la déprime.

    Voilà mon analyse! Peut-être que ça peut être utile à certains (si je ne me trompe pas!)

    Réponse
  3. Lilas

    Bonjour,
    Je vous ai écrit il y a quelques mois car j’avais commencé un sevrage du sucre (j’avais alors des phases compulsives où je « m’empiffrais » de gateaux et chocolat).
    Les premiers mois (juin, juillet) j’étais fière de ce que j’étais en train de mettre en place même si c’était difficile (vertiges, etc.). Cependant, peu à peu, bien que j’ai vu des effets positifs sur mes cheveux, ma peau, j’ai senti mon moral chuter. J’avais de moins en moins d’énergie et de moins en moins envie de faire quoique ce soit. Au mois d’Août j’ai fini par sombrer en déprime et je me suis à nouveau gavée de sucre pour me consoler.
    J’ai été faire des analyses, je suis anémique sévère. Le médecin pense que ça fait au moins 1 ou 2 ans, et que ma déprime est liée à ça.
    Cependant, je ne pense pas que le sevrage du sucre soit une coincidence (ça correspond au niveau de la période).

    Pensez-vous que le sevrage au sucre puisse révéler/accentuer les effets d’une anémie?
    (Par exemple, puisque le corps et l’esprit se retrouvent sans la dose d’adrénaline que fournit le sucre?)

    Pensez-vous que le sevrage au sucre me permettrait d’avoir les idées plus claires pour me sortir de ma situation actuelle?(dois-je le reprendre?)

    Merci beaucoup d’avance,

    Réponse
  4. salam

    encouragements!!!! je lis avec plaisir vos articles. Non encore sevrée du sucre, je me représente avec douleur le travail écrasant (sur un cerveau embué et un corp à bout) qu’il y a derrière, de recherche, et d’organisation des idées! bravo et courage pour continuer! Vous lire me donne envie de rendre à mon corps la capacité de fonctionner comme il pourrait (et à mes idées). L’humain est brillant, l’esprit peut aller haut, faut-il encore en détacher les lests. merci pour le mode d’emploi!

    Réponse
  5. Juliette

    Bonjour! merci pour cet article très intéressant que je viens de découvrir. Vous avez cependant bouleversé un peu toutes mes croyances en « démontant » le fructose, mais le fructose contenu dans les fruits naturellement est il mauvais ? et consommer seulement des aliments à indices glycémiques bas serait-il en fait une mauvaise chose ?
    merci, bonne soirée!

    Réponse
    • Wladislas BARATH

      Je simplifie, mais cela reste juste :
      – tout ce qui a été touché par l’industriel est contre-nature et donc nuisible pour le corps;
      – ce qui n’a pas été transformé (industriellement) et qui est issu de la nature est en général bon pour l’homme.

      C’est vrai pour le fructose : dans un fruit, il est en équilibre parfait avec d’autres substances. Cette composition est saine. Si vous isolez en revanche un seul de ces composants, cela ne doit pas constituer votre alimentation principale.

      Réponse
  6. Nico3D

    Bonsoir,

    « vous trouverez dans le prochain article tous les détails des méfaits des sucres sur notre organisme… »

    A quand ce fameux prochain article ? Je ne veux pas vous mettre la pression, je suis seulement impatient de connaître la suite 😉 (et beaucoup de vos lecteurs doivent l’être aussi !)

    Réponse
    • Wladislas BARATH

      Bonjour,

      L’article est terminé depuis longtemps. Je vais le relire et le mettre. Entre temps, j’ai eu tellement d’autres articles à partager que je l’ai mis en retrait. Après celui-ci, ce sera « mon sevrage au sucre : un an après ». En plus, je termine d’écrire un livre. C’est rude, mais passionnant.

      Merci de me suivre 😉

      Réponse
      • Nico3D

        Deux bonnes nouvelles !

        Réponse
  7. zaza

    bonsoir, je viens de lire votre article et je suis effarée par ce que je viens de lire, moi, qui essaye de regarder à manger sainement, car il y a un peu plus d’un an, je faisais une intolérance au glucose (et me suis tapée pendant un an glucophage etc… qui sont soit dit en passant surveiller et mauvais pour la santé)

    je fais de plus en plus la cuisine maison, que se soit sur le pain etc… et je pensais « savoir » ce qu’il y avait dedans au niveau sucre, graisse etc… et bien non

    une dame un jour m’a conseillé le tagadose (je ne sais pas si ça s’écrit comme çà) car soit disant, plus naturel et moins le gout d’aspartame, avez-vous un avis à ce niveau ? que ce soit le vrai ou faux sucre, quel est celui qui contient le niveau moins élevé en glucose et plus sein ?

    je suis perdue de ce niveau, car j’ai moins de 40 ans et le diabète me pends au nez, ainsi qu’à mes trois enfants et j’essaie de trouver des alternatives pour qu’ils ne l’attrapent pas ou du moins le plus tard possible

    Réponse
  8. Marine

    Bonjour, j’aime beaucoup vos articles ils sont très très intéressants! Merci pour toutes ces infos.. Cependant je suis un peu perdue, mon fils etant hyperactif, nous avons décidé d’agir sur sa nourriture en suprimant le sucre et les additifs, j’ai beaucoup aimé votre article sur votre sevrage et j’essaye moi même de m’en défaire mais je suis dans le flou.. J’ai suprimé tout sucre industriel j’entends par là le sucre blanc de canne, le roux aussi, le sirop de glucose, de mais, high fructose, dextrose, maltose etc.. Mais est ce que j’ai quand meme le droit aux sucres lents pour reussir mon sevrage?? Je peux manger encore des pates blanches et de la farine blanche???
    Egalement vu que j’ai lu dans une de vos réponses que l’addiction etait biologique et non psychologique, je me demandais si remplacer le sucre par du stevia le temps du sevrage ne serait pas une bonne idee pour pour les accro du sucre comme moi?? Je suis vraiment accro je mangeais très très très sucré avant de prendre conscience que cela etait néfaste, je cuisine parcontre, je n’achete pas du tout fait, mais je me rattrapais sur les chocolats, et bonbons en tout genre…
    Ma 2e question: est ce qu’une fois le sevrage réussi, on a le droit de temps a autre de s’accorder une glace ou bien un gateau? ou non il faut bannir a vie le sucre pour ne pas retomber dedans? car si je compare avec la cigarette, une fois qu’on a arrêté on a arrêté si on en reprend une c’est fini on retombe dedans…
    Merci d’avance pour vos réponses..

    Réponse
    • Wladislas

      Bonjour,

      Pour répondre, il important de bien comprendre le rôle des glucides.

      Il existe deux types de glucides : les simples et les complexes. Les simples sont des sources énergétiques. Ce sont des combustibles. Les complexes sont des éléments architecturaux qui interviennent dans la construction des cellules.

      Il est normal qu’en augmentant la quantité de combustible, la machinerie humaine soit en surrendement et qu’on soit poussé à être actif. Essayez : mangez sucré avant de vous endormir et vous connaitrez les joies de l’insomnie. J’ai mis des années à comprendre que le corps ne peut pas récupérer et être dans l’action en même temps. C’est incompatible. Cela parait idiot, mais c’est très important à comprendre cela.

      Les sucres complexes, eux, sont capitaux, mais pas en quantité aussi importante qu’on en consomme aujourd’hui, et surtout pas aussi raffinés, extraits de leur milieu naturel qui lui, est équilibré. Il existe une juste proportion dans la nature que nous ne pourrons reproduire aussi parfaitement. Le gluten est particulièrement visé dans ces abus.

      Pour les farines blanches, rajoutez toujours de la farine complète, voire prenez totalement complet. Cette cuisine s’apprend, sinon on est vite dégouté. Il manque dans la farine des éléments indispensables pour la digérer. Ces éléments sont présents dans l’écorce de la graine. Consommez donc complet. Mais n’exagérez pas. Cela reste un produit mort. S’il n’est pas frais, il n’apporte pas grand chose et réagit plus comme un déchet.

      Pour les enfants, autorisez les sucres de manière exceptionnelle. Un anniversaire, une fête, etc. sont des occasions de s’autoriser des interdits. Cela reste sporadique, mais apporte beaucoup de plaisirs et de bons souvenirs. Et le corps peut encaisser ces excès si par ailleurs l’alimentation est saine.

      Quant à l’addiction, attention : la fringale est biologique, le manque, lui émotionnel. Mais pas dans le sens personnel, voyez-vous ? Mais plutôt dans le sens de conséquence de mémoires passées.

      On me demande souvent par quoi on peut remplacer le sucre. Et pourquoi pas remplacer une erreur d’orthographe par une autre ? Pourquoi ne pas corriger tout de suite ? Consommez du sucre naturel, non raffiné, et réduisez-en la consommation progressivement.

      Parmi les substitues la Stévia apparait souvent. La Stévia est bien. La plante. Pas ce qu’on essaie de nous vendre. En plus, la plante coute moins cher et donne un rapport au vivant bien plus éducatif. (Arracher, l’amputer d’une feuille pour assouvir un besoin personnel, c’est étrange). Les substituts les moins nuisibles sont le sirop d’érable, le sucre complet, la stévia brute, le miel de bonne qualité. Mais chaque fois que vous augmenterez la glycémie, et donc la production d’insuline, le corps fera des réserves. Il mettra en réserve tout le repas, pas que le sucre. Il faut le savoir.

      Enfin, le sevrage vise un état d’esprit clair, dépouillé de toute pollution. Lorsque vous aurez atteint cet état, vous n’aurez plus envie de le perdre et vous sentirez le moindre écart. Et manger une glace ne vous fera pas retomber dans l’enfer du sucre, mais vous éloignera un peu de ce paradis de conscience limpide. Le ressenti est désagréable. Vous corrigerez naturellement. À la condition d’assainir aussi le versant émotionnel.

      Réponse
  9. David T.

    « Nous consommons en moyenne 60 kg de sucre par habitant par an (trois fois plus qu’il y a un siècle). C’est une moyenne. Ce qui veut dire que certain en ingurgite plus de 100 kg/an ! Ramené à une journée, nous mangeons 165 g de sucre par jour (alors qu’on ne tolère qu’une consommation de 20 g par jour) »

    Par « 20g par jour » vous parlez des glucides simples ajoutés non? Car on me soutient que le corps tolère 180g de sucres par jour … A moins que la personne confonde avec les glucides complexes?
    Merci d’avance de votre réponse.

    Réponse
    • Wladislas BARATH

      Oui, il doit s’agit de l’ensemble des glucides : simples et complexes, sans doute.

      Vous imaginez 180 g de sucre ? Prenez une balance est mesurez dans une coupelle. C’est énorme !

      Réponse
  10. Jean-luc

    Bonjour Wladislas,

    Pour ce qui est des chats, j’ai aussi constaté que les miens m’attendent le soir quand je rentre du travail et me suivent jusqu’à ce que je leur donne leur pâté en boîte. Du poisson ne donnera pas le même résultat. J’ai donc réduit la quantité de pâté et acheté une marque sans mention de sucre (sans certitude qu’il n’y en ait pas), augmenté les croquettes et de la nourriture moins modifiée… Ils me suivent toujours mais sans miauler comme des chats affamés.

    Et dans mon cas j’avais, il y a quelques années essayé d’enlever tout sucre de mon alimentation. Et bien au bout de 2 semaines je rêvais que j’en mangeais. Ça devenait insupportable et j’ai recommencé à en manger mais en très petite quantité, sans jamais en rajouter dans mon repas, et en évitant les plats industriels. Il n’empêche que quand je suis invité, ce n’est pas possible de refuser toute nourriture sucrée.

    Et même chez moi, je suis le seul à m’en préoccuper ce qui fait que pour les enfants, impossible de leur empêcher de manger tous ces produits chimiques, remplis de colorants et sucrés plus qu’il n’en faut sans passer pour un père fouettard. Les ados d’aujourd’hui s’intoxiquent sans retenue et ne veulent rien entendre… D’où les problèmes d’obésité, d’allergies et autres.

    C’est le « progrès » et je dirais presque que ça ressemble à du conditionnement de masse.

    En tout cas super article. Je vais être plus vigilant, du moins pour moi-même…

    Réponse
  11. Julie

    Bonjour Wladislas, et merci du fond du coeur pour cette information claire, qui plus est doublée de votre propre expérience !
    Pas si simple de faire le tri, quand il s’agit de nos choix alimentaires.Le corps parfois semble demander ce qui ne lui convient pas…(?)
    Question « technique »… que dire de la pomme de terre ..?Si souvent décriée, elle est mise au banc des accusés. Comment la « sentez » vous par rapport aux céréales ?
    Prenons, au hasard _ :)_ le cas des allergiques au gluten, fructose et lactose..la pomme de terre semble etre alors une des seules sources d’apports de glucides(,avec le riz, et autres tubercules..?) sans manifestation d’allergie consécutive à son absorption..Mais que faire de cet IG hyper élevé sur le long terme pour satisfaire l’apport en glucides requis par l’organisme..?**Merci encore pour ce fond riche et maieutique !

    Réponse
    • Wladislas BARATH

      NON, non. Après avoir étudiez minutieusement le phénomène, je peux affirmer que le corps cherche toujours, invariablement, ce qui lui faut. Je vous relaterai dans un article spéciale, une expérience personnelle sur des chaînes Hifi qui m’a permis de comprendre notre fonctionnement psychologique. C’est ahurissant et déconcertant.

      En fait, notre corps nous donne la bonne information (et il est fin et très performant), mais psychologiquement, nous l’interprétons de travers.

      L’erreur ne vient donc pas du corps, mais de notre interprétation. De notre psychologie.

      Je vous conseille d’observer les demandes de votre corps (l’instinct), mais pas dans un supermarché ! Allez au beau milieu de la nature, et imaginez qu’il n’y a rien d’autre. Que désirerait votre corps. Vers quoi s’orienterait-il, s’il n’y avait aucun produit industriel sur la surface de la planète ? Bonne question, non ?

      C’est le contexte qui est un leurre. Replacez le corps dans son juste environnement et toutes les réponses prennent leur sens.

      Pour le reste, la pomme de terre est bonne. Pas forcément l’espèce qu’on nous impose, mais dans son ensemble, elle est bonne. Et ceci n’est pas vrai pour tout le monde. Cela dépend des organismes, des carences et de la flore intestinale.

      De même, les allergies au gluten sont des conséquences de l’appauvrissement nutritionnel (à ne pas confondre avec les calories) et des grosses perturbations de la flore.

      Pour moi, l’IG n’est absolument pas un bon repère, et toutes les intolérances nécessitent de trouver leurs origines plutôt que de subir une éviction à vie. Si on mangeait de la qualité, il n’y aurait pas tous ces rejets. Partant du principe que le corps n’est pas idiot, s’il ne tolère pas une chose, c’est qu’il y a une raison à ne pas la consommer et elle serait à chercher dans la qualité de ce qu’on met en bouche.

      Réponse
  12. PEINE

    Je viens de lire le vrai visage du sucre et il déculpabilise.

    Du coup, j’espère avoir bien compris : c’est le sucre qui serait à l’origine de cette dépendance, et l’alimentation dévitalisée ? Les dépressions et fragilités seraient principalement liées aux effets secondaires de cette cochonnerie ?

    Vraiment cela est trop nul. Les ouvrages cités m’encouragent à continuer ce chemin mais qu’elle cochonnerie ! Cela est révoltant.

    Merci pour ces articles et ces études qui ont du prendre un temps monstre. Bravo a vous de vous attaquer à ce chantier. Bravo pour ce courage.

    Réponse
    • Wladislas BARATH

      C’est l’alimentation industrielle qui génère notre dépendance, en nous privant des minéraux essentiels pour notre corps. Nous consommons plus, mais toujours pas ce qu’il faudrait, tant qu’on continue à manger tout ce qui est stérilisé, pasteurisé, ionisé, etc.

      Je détaille tout dans le prochain article.

      Le fait de manger des cochonneries permet – de manière totalement inconsciente – de stimuler l’organisme. Parce que toxiques, l’organisme est excité… car agressé. On a alors un semblant de regain d’énergie qui n’est qu’une défibrillation cardiaque sur un organisme qui n’en peut plus. C’est une illusion. Mais dans un monde ou plus rien ne nourrit, c’est le seul moyen de trouver un semblant d’énergie… qu’on payera cher plus tard.

      En rassemblant tout cela, je m’aperçois que le corps fonctionne quand même comme une machine. La plus performante jamais élaborée, mais une machine quand même, avec qlq chose en plus qu’on n’aura jamais fini d’étudier, une peu comme la fameuse « constante cosmologique » d’Einstein qu’on n’a jamais fini de déterminer.

      Réponse
      • NOELLE

        Bonsoir,
        Concernant le sucre il faut vraiment intégrer le nouveau fonctionnement dans son corps. Je me suis rendue compte que le sevrage avait échoué car j’avais arrêté au bout de quelques semaines comme j’allais super bien avec le magnésium et je pense que je n’ai pas prêté attention aux signaux de fatigue du corps et du coup après, les choses s’enchaînent très vite et les mauvais fonctionnements également.

        Même en lisant tout cela il faut vraiment le vivre pour comprendre les choses.

        Le sucre permet au corps d’être en régime de surconsommation qui empêche d’écouter les besoins de repos tellement importants.

        Pour le magnésium puis-je en prendre toute l’année ? ayant eu une calcification importante puis-je prendre le silicium comme préconisé ?

        Concernant le sucre complet je le trouve dans mon magasin bio à 5 euros les 400g et soit disant du bio complet dans un supermarché à 2,80 euros j’ai du mal à comprendre la différence de prix et si tous les deux sont vraiment complet. Concernant des confitures 100% fruits j’en ai trouvé dans mon magasin bio mais que c’est difficile de s’en sortir …

        J’ai également une remarque perso concernant une émission animée par un médecin très connu pour la diététique qui a annoncé hier soir que les pâtisseries maison sont plus néfastes que celles industrielles et que le « pitch » donné aux enfants au petit déj est bien car il a plus de sucres que de matières grasses j’ai cru m’écrouler tellement cela est horrible de véhiculer des choses pareilles.

        Réponse
  13. yaya

    Bravo pour cette analyse encore complete.

    J’avais laisser un commentaire sur votre blog il y a un mois où j’ai raconter mon combat contre le sucre.

    Cela faisait plus ou moins 1 moins que je n’avais pas ingurgité des conneries contenant du sucre rafinné et je n’avais pourtant vu que très peut de progrès a mes problèmes. J’était sur la bonne voix, a un poil du vrai problème.

    Grâce au jeune le lundi et jeudi, j’ai commencé à me demander si cela ne venait pas du pain, car c’était ce que je mangeais a 75%.

    Après une recherche sur internet, j’ai vu que le pain blanc était fait a base de farine « industrielle », contenant du gluten et qu’une intolérance au gluten avait des effets dévastateurs et des symptomes similaires aux miens.

    L’intolérance au gluten entraine une malablsorbtion des aliments ceux qui entraine des carences alimentaires, qui, par la suite, a donc des effets déstructeurs sur tous les plans : diarrhée, stéatorrhée (selles grasses), flatulences, amaigrissement, faiblesse musculaire, problèmes articulaires et osseux (ostéopénie), hypocalcémie (troubles neurologiques, spasmophilie), fatigue chronique, anémie ferriprive, infertilité, hypotension orthostatique, saignements (déficit en vitamine K), dermatite. De plus, les intolérants au gluten sont des sujets à risque pour les lymphomes et les adénocarcinomes du tube digestif. Il ne faut donc pas attendre que la vie devienne un enfer pour consulter et réagir.

    Après quelques jours de sevrage au gluten, je me sens comme soulagé. Enfin presque, éliminer le gluten, c’est éliminer beaucoup d’aliments sucré…

    Réponse
  14. Mouradd

    Bonsoir,
    Chapeau pour le style d’écriture, trés agréable à lire.
    Merci aussi de partager avec nous vos expériences.
    J’en profite pour partager la mienne qui est positive.

    Depuis Novembre dernier , ayant remarqué que depuis quelques années j’étais complétement épuisé physiquement et nerveusement en fin de journée de boulot, j’ai enfin décidé de faire attention , du coup arrêt du café, du sucre raffiné, du pain blanc, produits laitiers et pâtes blanches.
    Je me suis mis au pain viking/céréales, pâtes complètes, au thé.
    Je prends une cuillère à soupe ou deux de miel bio par jour, 7 dattes au petit déjeuner ainsi que de la graine de nigelle sous forme de gellules 1.2 g/jour.
    En à peine 1 mois les résultats sont fabuleux, je ne sais plus ce qu’est la fatigue, l’essoufflement, la fatigue nerveuse, les rhumes ( j’étais tout le temps enrhumé ), en fin de journée j’ai encore une énorme pêche et une bonne humeur, je ne ressent plus de tension nerveuse dans mon corps en fin de journée, j’étais comme libéré , at aussi la graisse que j’avais au niveau du ventre est en train de disparaitre complétement ( en gardant le même poids qui a toujours été normal d’ailleurs), je me sens aussi plus fort physiquement, certainement à cause le miel qui est dynamogène.
    Donc pour moi sucres naturels oui ( miel, dattes, fruits ).
    PS : 60kg/ an c’est environ 164 g/jours

    Merci encore pour ce blog sympa.

    Réponse
    • Wladislas BARATH

      Merci, ça me fait vraiment plaisir. D’abord, pour votre compliment, et ensuite pour votre expérience 😉

      Comme vous l’expliquez précisément, là où je veux en arriver, c’est que le problème n’est pas tant le sucre, mais bien l’industrialisation derrière. Et ceci est vrai quel que soit le produit. D’où le succès de l’alimentation paléontologique. En clair, manger comme avant ! Enfin pas tout à fait, parce qu’il est intéressant de bénéficier des progrès comme le réfrigérateur, le sous-vide, etc. De même certains organismes ne peuvent manger que cuit. Il faut respecter chacun, au cas par cas.

      Comme vous le faites remarquer également, c’est en effet bien sur le ventre que l’on observe les méfaits du sucre… et du gluten. Les produits laitiers se décèleront, quant à eux, plus sur les fesses et les cuisses. Vous l’aurez compris, la clinique (et l’observation particulièrement) est donc une étape cruciale dans les soins.

      Pour les chiffres, j’ai puisé dans plusieurs sources différentes. Je corrigerai ça ce soir. 🙂

      Bravo pour vos efforts. Mais je crois que cela n’a pas vraiment été pénible, aux vues de la correction alimentaire que vous avez effectué. Et ceci est à souligner pour les lecteurs : s’il faut fournir un effort, il y a de fortes chances que l’on ne soit pas sur la bonne voie !

      J’apprécie tellement lorsque quelqu’un respecte son corps et ne met pas l’égo sur un piédestal. J’estime que nous devons changer absolument d’attitude envers notre corps. Les gens ne se rendent pas compte de la merveille que c’est, et encore moins des Forces Créatrices mises en oeuvre au sein des cellules.

      Pour tout cela, merci 🙂

      Réponse
  15. Lucette

    Bonjour.
    Merci encore pour votre investigation. Grâce à vos recherches je découvre combien tout est complexe. Je suis convaincue et je ne mange pratiquement plus de « sucres », j’élimine également le gluten (problème digestif….). Par contre le mettre en place à la maison est une autre affaire…..
    Pour moi c’est clair je continue car je me sens beaucoup mieux.
    Encore bravo à vous et merci.

    Réponse
    • Wladislas BARATH

      Complexe, oui, mais pas très compliqué. Plus tard, vous verrez, vous pourrez résumer tout cela à quelques mots.

      Personnellement, je n’impose pas. Je montre l’exemple. Et croyez-moi, lorsqu’autour de moi, on voit le résultat, on s’interroge.
      J’en dis peu.

      Pour mes enfants, je suis stricte : sucres avec modération. Uniquement du sucre complet, même les friandises (madeleines à l’épeautre, par exemple). Je mets un panier à fruits dans la cuisine, bien en évidence. Les enfants peuvent s’y servir quand ils veulent.

      C’est clair qu’il y a du sucre partout. Je ne suis pas fermé au sucre. Pour moi, oui, mais pas pour ceux qui m’entourent. Je veux juste qu’ils ne prennent pas de sucre raffiné, dans la mesure du possible, en s’autorisant un écart une fois par semaine.

      Alors oui, il faut apprendre à cuisiner (ou réapprendre plutôt). Mais les gains, la qualité de vie et d’état d’être justifient une alimentation plus propre, sans l’ombre d’un doute !

      Réponse
  16. Venise

    Bonjour,
    C’est à travers vos articles que je me suis rendu compte des ravages cachés du sucre, et je vous en remercie. J’attends avec impatience la seconde partie de cet article. Par contre, j’ai essayé de me sevrer du sucre, mais… JE N’Y ARRIVE PAS….. C’est absolument plus fort que moi. Je deviens malade et j’ai des rages de sucre. Je désespère. Que faire ? Pourriez-vous nous proposer comme une sorte de « protocole » qui pourrait nous aider à nous sevrer progressivement ? J’ai vu au fil des forums que je ne suis pas la seule à ne pas arriver à me sevrer. Ce me serait d’une grande aide. Vraiment.
    Merci d’avance de votre aide.

    Réponse
    • Wladislas BARATH

      Si vous luttez, ce n’est pas bon.

      Votre envie de sucre dépend de votre état de déminéralisation. Il va donc falloir d’abord combler ces carences. Commencez par manger des aliments complets. Mais souvent, la carence est trop importante et une supplémentation en micronutriments s’avère nécessaire. Et là, dans les compléments alimentaires, il y a à boire et à manger.

      Lisez mon article sur le magnésium. Quel que soit le sevrage, prendre du magnésium est obligatoire. Vous comprendrez en lisant l’article.

      Ne suivez pas le chemin abrupt. Remplacer tout le sucre raffiné par du sucre non raffiné. Vous les trouverez essentiellement en magasin bio. Ceci est vrai pour n’importe quel produit que vous achetez. Lisez l’étiquette et sélectionnez uniquement ceux qui sont les moins raffinés possible.

      Augmentez aussi votre consommation de fruits. Plus ils sont rouges, plus ils sont riches en éléments essentiels pour votre organisme (oranges et pamplemousse, actuellement car de saison).

      Ne renouvelez pas les produits industriels qui sont dans vos placards. Au mieux, allouez leur un placard dédié que vous ne toucherez pas.

      Quant à ce qui vous fait craquer, forcer et s’en priver n’est pas une stratégie gagnante ici. Certains y arrivent, mais pas tout le monde. Achetez alors le meilleur produit possible. Misez sur la qualité. Sur ce produit, ne lésinez pas sur la qualité. Prenez bio, non raffiné, complet si possible. Vous verrez, vous en consommerez beaucoup moins, et avec un plus grand plaisir.

      Enfin, j’ai en effet l’intention d’écrire un petit manuel « comment réussir son sevrage au sucre ». Dès que j’aurai eu le temps de l’écrire, tous les abonnés à la newsletter le recevront. 😉

      Réponse
      • Venise

        Merci de votre réponse, j’attends avec impatience votre « protocole de sevrage » ! Mais j’ai quand même un problème : je suis hypoglycémique (avérée, j’ai fait le test des 5 heures), mais non diabétique encore, heureusement. Malgré tout, mon problème, c’est que je ne sais pas quoi manger le matin, j’ai tenté les flocons d’avoine dans du yaourt au soja ou du lait, les fruits, les graines, mais ça ne me suffit pas et bien souvent je fais une crise d’hypoglycémie dans la matinée. Alors, que prendre ? Dois-je maintenir une collation ? Laquelle ? Merci de votre aide.

        Réponse
        • Wladislas BARATH

          Rassurez-vous, rien d’alarmant.

          J’ai moi même remarqué que les céréales le matin ne me rassasiaient pas du tout. Je mangeais souvent une demi-heure après les céréales, un gros petit déjeuner (sans sucre bien entendu).

          J’ai aussi eu ces fringales terribles.

          J’ai remarqué également que les céréales prises plus tard, sur un ventre vide par exemple, donnait de bien meilleurs résultats. C’est très surprenant. Peut-être le corps ne désire t-il pas entrer dans une phase de digestion à cet horaire.

          Ce qui est clair, c’est que chacun doit trouver son rythme et apprendre à se connaitre.

          Prenez un petit déjeuner sain le matin, puis les céréales vers 10 heures ou après 17 heures. L’air de rien, ça change tout !

  17. Jean-Sébastien

    Merci pour cette article très complet Mr. Barath.
    Dans le reportage américain les « alimenteurs » je crois, il soulève aussi ce problème sanitaire qu’est le sirop de fructose. Cependant, sur l’indice glycémique, même s’il n’est pas fiable dans certaines conditions, pour une personne mangeant sainement (pas de produits laitiers, pas de gluten, pas de sucres, pas de produits industrielles) cela reste un bon indicateur, mais je vous l’accorde, les personnes mangeant bien se font très rares.

    Précédemment, vous avez dit que le diabète n’est pas lié au pic et chute d’insuline (ce que tout le monde pense). Donc si je comprend bien, cela serait lié à l’ingestion de fructose en quantité trop importante ? Dans ce cas, pourquoi certaines personnes vont développé ce diabète et pas d’autres ? Pensez vous qu’il y a une part de génétique dans ce problème ?

    Merci pour ce formidable travail de recherche.
    Cordialement, Jean-Sebastien

    Réponse
    • Wladislas BARATH

      Manger sainement, oui. Encore faut-il comprendre ce que ça veut dire. Une fois que l’on comprend les méfaits de ces aliments industriels, on sait comment s’en préserver et quoi chercher. Je réserve ça pour le prochain article 😉

      Je n’ai pas trop parlé de l’index glycémique, parce que je ne voulais pas trop saturer le lecteur. Il n’est pas mauvais, mais comme toutes choses, on ne peut pas s’y fier aveuglément. On en revient toujours à l’observation des signes de son corps. Les maladies sont également des signes, un peu plus urgents et plus importants, mais des signes quand même.

      Pour le diabète, il ne faut pas regarder les sucres comme étant la cause. Le problème, c’est que le diabète touche à la gestion du glucose dans l’organisme. Alors dès qu’on assimile des sucres, ça fout le bordel. L’organisme ne peut pas gérer. Ce qui ne veut pas dire que c’est le sucre qui est à l’origine du diabète.C’est comme dire à un asthmatique que c’est l’air qui lui cause son asthme !

      Et comme le fait remarquer un autre lecteur, il y a plusieurs types de diabète.

      C’est clair qu’il y a plusieurs facteurs étiologiques. Mais en démontant les méfaits du sucre, on comprend mieux pourquoi le corps ne peut pas retrouver la santé. Ici, ma porte d’entrée est le sucre, mais on aurait pu partir du sel également, ou bien de la farine, on en arriverait aux mêmes conclusions.

      S’il y a un facteur génétique ? Bien-sûr ! Héréditaire même. Pour la simple raison que nos parents ont vécu également une histoire et qu’ils nous transmettent leur patrimoine génétique, lequel est le résultat de leurs expériences de vie.

      Réponse
      • Jean-Sébastien

        Je commence à entrevoir votre vision mais ce n’est pas encore totalement clair pour moi, j’ai hâte de lire la suite!

        Réponse

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