18
Avr

Mon cerveau et moi

Mon cerveau et moi

 

En général, on consulte parce qu’on se trouve dans une impasse. Untel n’arrive plus à lever l’épaule, l’autre a une douleur lancinante qui traverse les lombaires à chaque pas. Parfois, une personne demande de l’aide parce que ça ne va pas dans sa vie : la belle-fille est une peste, le mari un tyran, les frères ont spolié l’héritage. Bref, elle n’a plus de contrôle sur une partie de sa vie ou sur une partie de son corps.

 

 

La vérité

En fait, elle ne contrôle pas plus son corps qu’elle ne contrôle les autres ! Et l’erreur est là : nous voulons contrôler, maitriser, qu’on nous obéisse. Et lorsque ça ne va pas dans ce sens, cela fait mal.

L’erreur est de croire que ce corps nous appartient… et par extension, les autres aussi ! Cette phase de l’enfance (le bébé ne fait aucune différence entre lui et les objets) colle à la peau ! Quant à la période de « l’enfant tout-puissant » (qui se croit invincible, que tout lui appartient et qu’il peut faire ce qu’il veut), elle semble éternelle pour certains. Il s’agit là d’un manque d’éducation. Il est temps de grandir :

Non, le corps ne vous appartient pas ! Il est régi par des lois bien différentes de votre psychisme. Il a ses propres besoins. Considérez-le plutôt comme un corps-animal qui vous a été prêté (de la naissance à la fin de ses jours !) et dont vous êtes responsables. Vous rendez-vous compte de la chance de pouvoir habiter une machine si sophistiquée, si parfaite ? Regardez cette oeuvre de l’Univers. Nous sommes totalement incapables, si nous le souhaitions, de recréer la moindre parcelle de ce chef-d’oeuvre. Vous vous l’êtes appropriés et vous en êtes tellement éloignés….

 

 

 

Qui sommes-nous vraiment ?

Le corps physique vous permet de vivre la réalité physique à travers les 5 sens. Il vit dans un espace/temps linéaire. Il vit l’instant. Il vit dans le présent.

Le cerveau réduit le champ de perception à la réalité physique. Il est fait de milliards de connexions qui trient, analysent, pensent. Il pense. Il réagit. Il décide. Il envoie des effluves hormonales qui font agir les cellules. Il est au centre de la toile d’araignée neuronale qui fait agir le corps et qui le renseigne de son état.

Le corps est un animal et le cerveau celui qui le commande, qui pense et le fait vivre.

Vous croyez être vos pensées ?

Arrêtez de penser… Vous n’y arrivez pas !

Cessez d’avoir peur du chien ! (si le chien est l’objet de votre peur)

Vous n’y arrivez pas !

Posez-vous la question : pourquoi ?

Tout simplement parce que c’est ce corps qui pense et que notre conscience se projette dans ces pensées et a l’illusion de les vivre. Tout au plus, notre conscience arrive-t-elle à les influencer un peu, mais elle ne peut contrôler le train, juste l’aiguiller sur d’autres voies. Cela économise beaucoup de temps et d’énergie de comprendre cela.

 

 

 

Pourquoi est-ce important de le savoir ?

Cette prise de conscience est fondamentale. La dissociation est la clé de voute du chemin intérieur, qu’il soit thérapeutique ou spirituel. Je crois même qu’il s’agit de la même chose. Les côtés pile et face de la même pièce de monnaie.

Si le conducteur s’identifiait à sa voiture, le garagiste ne pourrait même pas l’effleurer. Quant à ouvrir le capot, il faudrait anesthésier le conducteur ! Le plus dur sera, tout compte fait, de lui expliquer qu’il peut aussi sortir du véhicule et vaquer à d’autres occupations..

Il va falloir voir votre problème sous un autre angle. Tant que vous croyez être ce problème, vous ne pourrez en sortir. Lorsque vous vous placerez à distance, vous arriverez à en démonter les rouages et c’est passionnant.

Il est possible d’avoir une action sur ce corps. Il est possible de guérir de beaucoup de choses. En fait, « il » a les capacités de guérir.

Déplaçons alors notre angle d’observation et étudions comment fonctionne ce cerveau. Mais avant, visionnez ce film. La clé est là.

 

 

 

Le cerveau, une machine exceptionnelle

Le cerveau est une machine qui :

1) EMMAGASINE

Elle enregistre tout. Des années après, tous les détails d’un souvenir peuvent être revécus. Tous, alors même que la conscience ne participait pas.
Avantage : avec la mémoire débute l’expérience.
Inconvénient : elle accumule, mais ne se déleste jamais.

 

2) ASSOCIE

Elle stocke des « forme-pensées » : un aggloméra sensitivo-cognitif qui s’inscrit sur le champ énergétique du corps. Cette fusion sensations/souvenir forme un symbole (dont l’étymologie veut dire « jeté ensemble »).
Avantage : Chaque expérience est marquée par la manière dont elle a été vécue.
Inconvénient : les cellules y réagissent qu’on le veuille ou non.

 

3) TRIE
Elle classe continuellement les symboles dans de grands tiroirs : masculin, féminin, enfant, victime, etc., appellés archétypes. Les représentations à forte charge émotionnelle ont plus d’importance, mais au-delà d’un seuil limite elles sont isolées et enfouies sous des strates de croyances (une sorte de kyste).
Avantage : Tout est classé. Même si les archétypes sont identiques pour tout le monde (les tiroirs), ce qui est dedans restent unique pour chacun (nous n’avons pas tous les mêmes expériences !)
Inconvénient : Tout est classé. En cela, c’est réducteur.

 

4) SIMULE

Elle donne vit à ces archétypes et les fait interagir entre eux. Cela ressemble à des réactions chimiques entre classe de forme-pensées. Je pense que l’Olympe et ses déités est une manière de parler des archétypes, de leurs relations et leur localisation : loin de la conscience.
Avantage : le cerveau élabore toutes les possibilités inimaginables en vue d’augmenter les capacités d’adaptation (du corps) à la réalité physique.
Inconvénient : Le monde des archétypes n’est plus conscient. Il est régi par des lois totalement déroutantes et incompréhensibles pour l’intellect (puisqu’à base d’interactions émotionnelles violentes).

 

5) REAGIT

Chaque événement est confronté à l’ensemble des expériences antérieures inconscientes. Tout cela se passe sous nos yeux (ou nos sens devrai-je dire) et nous ne voyons rien. Tout ce monde onirique (fait de dieux-archétypes) réagit aux stimuli venant de l’extérieur. L’évènement attire les formes-pensée à même teneur émotionnelle, ainsi que ses opposées. L’ensemble des réactions que cela produit ressemble à une lutte acharnée. L’émotion que cela suscite renforce l’un ou l’autre.
Avantage : l’information est traitée instantanément et le corps peut s’adapter avec les meilleures chances de survie.
Inconvénient : l’adaptation ne correspond pas aux désirs de la conscience. Corps et conscience ne vont pas dans le même sens.

 

6) FILTRE – SELECTIONNE

Tous nos choix sont influencés par nos mécanismes inconscients. Nos sens sont orientés à percevoir ce qui découle de ce monde. Nos désirs, nos peurs, nos attirances, nos répulsions dépendent de cet univers archétypal.
Avantage : on est toujours en terrain connu.
Inconvénient : Il est difficile de sortir de quelque chose qui est entretenu involontairement.

 

 

 

A la surface d’un océan

Nous avons un pouvoir créateur et c’est peut-être en cela que nous sommes « à l’image de Dieu ». Nous insufflons la vie à des représentations qui se mettent à vivre indépendamment de notre conscience. Nous leur donnons vie.
L’inconscient est semblable à un terreau fertile dans lequel le conscient y planterait des graines et en récolterait les fruits. Nous y plantons parfois des bonnes, parfois des mauvaises. Dès maintenant faites le choix de n’y planter que des bonnes. Mettez-y des choses positives ! Voyez le positif en toute chose ! Ce n’est pas de la niaiserie, parce que vous ne cherchez pas à vous leurrer. La réalité est là, mais ce qu’il est possible d’en tirer dépend de vous.

 

De quoi avons-nous vraiment conscience ? De peu de chose. Si l’inconscient était un océan, tout ce qui serait au-dessus du niveau de l’eau appartiendrait à la réalité extérieure. La conscience, elle, ne serait que la surface de l’eau (à l’image du cortex cérébral, une fine couche cellulaire à la surface du cerveau). Ephémère. Si elle voulait pénétrer l’inconscient, très vite, elle se dissoudrait et n’existerait plus. C’est ce que nous faisons tous les soirs en nous endormant. N’existons-nous vraiment plus ? Non, c’est la conscience qui disparait alors que nous continuons à vivre. Nous ne pouvons donc pas nous résumer à la conscience. Qui sommes-nous alors ? Les mystiques affirment que chacun peut le découvrir dès l’instant où nous ne nous identifions plus à la conscience et au corps. Pour cela une habitude est à prendre : vivre les choses avec détachement (ce qui n’est pas de l’indifférence !), dépourvu de tout désir (à ne pas confondre avec « plaisir »).

 

 

 

La biologie

Les cellules font partie du monde animal (monde matériel) et s’adaptent en permanence à ce qui les entoure. Or notre champ énergétique – et ce qu’il contient (les symboles) – enveloppe les cellules et fait donc partie intégrante de leur milieu extérieur. Ainsi l’inconscient constitue leur biotope (leur environnement), autant que la réalité matérielle. Il s’agit en quelque sorte de leur mémoire. Or les cellules réagissent puissamment aux émotions importantes. Et voilà le problème pour nous : 1) notre corps est une machine animale 2) qui est influencée par des émotions 3) inconscientes. Donc à des graines qui ont été plantées par le passé et qui ont muri sans qu’à aucun moment on n’ait pensé à les entretenir ! Vous pouvez imaginer l’état de notre Jardin réputé « d’Eden » ! :-S

 

 

 

Que faire ?

D’abord, revenir dans la réalité. Ensuite, redevenir le jardinier, le créateur de sa vie en comprenant les lois qui régissent les cellules (et donc le corps dans son ensemble).

Le psychisme dépend de ce que sécrètent les cellules. Ce peut être des hormones « de bonheur » et vous serez plus heureux, ou bien elles ne les sécrètent pas et vous n’avez pas accès au bonheur.

De quoi dépend cette sécrétion ?

Bien sûr des nutriments sur le plan matériel. La loi du plus petit élément affirme que c’est le nutriment en plus faible quantité qui limitera la croissance de la cellule. Lorsqu’il n’y en plus, la croissance est obligée de s’arrêter. Les carences sont donc la source de nombreux déséquilibres.
Mais plus que tout, les cellules s’adaptent en fonction des informations qu’elles reçoivent de l’extérieur. Or, rappelez-vous, nous (tout ce que nous avons créé, mais aussi que nous avons récolté en héritage, de nos ancêtres, et qui a pris vie dans notre inconscient) faisons partie de leur milieu extérieur ! Et quelle impulsion est capable de faire réagir les cellules ? Les émotions, dont la source est le senti.

Donc si vous plantez des graines de peur, que faut-il espérer récolter ? Plus de peur. Et si c’est de l’amour ? Plus d’amour.

 

 

 

Effacer les impressions subconscientes

1 – RE-PRENDRE CONSCIENCE

Nombreux ont perdu la conscience et ont ainsi perdu leur pouvoir créateur. Ils se sont identifiés au corps et ont oublié leur nature profonde. C’est la propriété même de la conscience : s’identifier. Et c’est son point faible également.
Comme il est plus facile dans ce domaine d’ajouter que de soustraire, nous allons donc ajouter quelque chose : l’observation. Observer le dehors, mais aussi le dedans : s’observer. Observer ce qu’on se dit intérieurement.

 

2 – DISCERNER

Il va falloir explorer notre monde intérieur avec honnêteté, sans jugement. Il n’y a ni bien, ni mal, juste une histoire et ses carences. Dans cette observation de soi-même, il va falloir être vrai. « Est-ce vrai ou est-ce que je me mens ? »

 

3 – RE-METTRE EN QUESTION

Observez le point d’interrogation. Il s’agit d’un cercle ouvert dont est extrait le noyau. La question est un outil qui permet d’ouvrir les vieux schèmes.
Posez-vous des questions et allez au fond des choses. Vous pouvez par exemple jouer au jeu du « pourquoi ? », comme les enfants ! A chaque nouvelle réponse, posez-vous à nouveau la question « pourquoi ? ». Répondez sincèrement. N’ayez pas peur de vous dévoiler. Cette mise à nu ne se joue qu’entre vous et vous-même. Mais attention, ce jeu n’est thérapeutique que si vous allez jusqu’au bout.
Quand sait-on qu’on est arrivé au bout ? Une réaction physique se propage dans le corps. Tant qu’il n’y a pas de sensation physique, vous êtes encore sur le chemin.
Il est malheureusement possible de se perdre. Ce n’est pas grave, il faut reprendre le jeu une autre fois. Il se peut qu’il s’agisse aussi d’une impasse. Ca arrive. Prenez alors tout cela comme un entrainement pour une prochaine fois plus fructueuse.

 

4 – RE-VENIR DANS LA REALITE

Il est plus utile que les cellules soient adaptées à la réalité qu’à des interprétations. La vie en sera plus simple et plus facile. Dès lors regardez le monde autour de vous objectivement et cessez les jugements !
Un soir, en sortant du cabinet, un homme me scruta avec un regard sévère antipathique. « Qu’est-ce qu’il me veut ce con ? » me suis-je dit machinalement. Erreur. Il s’agit d’une méchante interprétation. Je me suis corrigé. Qu’est-ce que je vois réellement ? « Il… regarde… dans ma direction ». J’ai passé ensuite une semaine à ne décrire que ce que je percevais, purement et simplement. Le résultat fut étonnant. Les peurs n’avaient plus d’aspérités où se fixer. Elles disparaissaient. La sérénité a pris place. J’ai demandé à plusieurs personnes de jouer le jeu. Toutes ont observé la même chose.
C’est bête. Mais il fallait y penser ! L’astuce est de marquer un temps de pose entre le sujet (« il », « je », « cette femme », etc.) et le verbe ;-).

 

 

 

 

Aimer : un puissant levier pour changer

Si le monde est perçu avec crainte, les cellules se referment et se mettent en mode de protection. Le mouvement est constrictif, ce qui ne va pas dans le sens de la liberté qui est plutôt un mouvement d’expansion.
Pour transformer les représentations involontaires « négatives » qui nous limitent, commencez par observer les objets, les gens et cherchez à les aimer comme on apprécie un lever de soleil, comme on aime ses enfants ou toute autre manière de sentir le plaisir et la détente dans le corps. Acceptez-les dans leur entièreté, sans jugement, sans attente, juste parce qu’ils sont, parce qu’ils existent.

Délire de doux rêveur ? Non. Disons que je suis pragmatique. Longtemps, lorsque je me réveillais la nuit, une femme se tenait debout au pied du lit. Sa présence me pétrifiait. J’étais incapable de bouger. J’aurai voulu crier, me lever, courir. La peur me paralysait.
Pendant des années, cette vieille dame hantait mes nuits, jusqu’au jour où je décidais de l’aimer de tout mon coeur. Un matin, je la revis en rêve, derrière la porte de la chambre. Avec compassion, je pris alors sa main dans la mienne et me mis à l’aimer comme la chose la plus importante de ma vie. Une lumière est apparue derrière elle et a rempli toute la pièce. Je me suis réveillé dans mon corps, apaisé. J’avais fini mon histoire avec elle.

For de cette découverte, je voulais tenter la même expérience dans la réalité quotidienne. C’est ainsi qu’assis dans le bus, je me mis à aimer la personne à côté de moi. Après tout, cet inconnu aurait pu être mon frère, un ami, etc. J’ai ressenti un soulagement. C’était intéressant. J’observais qu’en général, les inconnus m’incommodaient. En marchant vers la gare, j’étudiais mes réactions physiques face aux piétons qui passaient. « Pourquoi suis-je mal à l’aise alors que ce sont des inconnus ? » De questions en réponses – entre moi et moi-même – je découvris une peur d’être importuné ou agressé. Mais je pris conscience d’un coup, qu’il n’y avait peut être dans la population qu’un pour-cent d’individu vraiment dangereux et que je me fermais à 99% pour me protéger de ces hypothétiques 1%. Cela était incohérent. Il était plus logique de m’ouvrir à 99% parce que 99% des gens sont des gens comme moi. Je décidais donc d’accueillir ces 99%. Dans la gare, mon sternum est devenu chaud et une chaleur s’est répandue dans mes mains. C’est étrange à dire, mais c’était ainsi !
De ces expériences, je compris que tout était prétexte à obtenir plus d’amour et qu’il fallait juste le solliciter, faire l’effort de le chercher, de le provoquer. Après tout, ne passe-t-on pas son temps à le chercher ? Plutôt que de l’attendre comme la belle au bois dormant, devenez un merlin qui transforme l’apathie en joie de vivre !

 

 

 

Et la maladie ?

Les cellules s’adaptent. Ainsi, si elles font quelque chose, c’est en réaction à un stimulus. Mais ce dernier n’est pas conscient. S’il l’était, nous saurions comment guérir ! Le stimulus est donc d’ordre inconscient.
A quoi s’adaptent mes cellules ? Que voient-elles vraiment ?
Et c’est là que cela devient étrange : les cellules peuvent voir en le conjoint un frère, une mère ou un père, altérant profondément la sexualité (et la fertilité) sans qu’aucune cause physique ne viennent expliquer logiquement l’origine de la souffrance.

– Mais je sais très bien que ma femme n’est pas ma soeur !

– Vous, oui, vous le savez, mais vos cellules voient autre chose !

Et c’est souvent un dialogue de sourd dont seul le résultat pourra en sortir. Si la personne ne se dissocie pas de son corps avec curiosité, la logique n’acceptera pas et fera barrage.

Les cellules peuvent réagir à un mot, un événement de manière totalement incompréhensible et parfois disproportionné. Nombre de bébés « phobique de l’eau » ont été guéris du jour au lendemain lorsqu’on leur avait raconté l’histoire de noyade vécu dans la généalogie, alors que les parents l’ignoraient ! Le bébé ne comprend pas les mots. Et pourtant, lui en parler guérit.

Si vous avez compris cela, vous pouvez cherchez vos propres stimuli biologiques. Ils sont en vous puisque vos cellules les expriment comme une partition ! Suivez vos sentis. Imprégniez-vous en et cherchez en l’origine.

 

 

 

Le focusing

Trouver la cause symbolique est possible. Un psychiatre américain a inventé un terme pour cela : le focusing (Eugène T. Gendlin) dont voici les étapes. Personnellement, le livre est génial, mais difficile à lire. Je pense qu’il y a des erreurs de traduction. J’ai adapté ici à mes propres recherches et expériences. Vous verrez, c’est plus personnel :

 

1 – Posez votre cul !

C’est grossier, mais au moins vous le retiendrez. Le plus dur n’est pas d’étudier, mais de poser le cul sur la chaise pour le faire.

 

2 – Isolez-vous

Ne soyez pas dérangé. Il va falloir être attentif à des sensations subtiles et les laissez émerger.

 

3 – Dissociez-vous

Déterminez que vous allez chercher à quoi réagissent vos cellules. Imaginez votre corps comme une machine intéressante que vous allez analyser. Soyez curieux. Prenez le comme un jeu. Comme les enfants qui jouent à faire semblant, « pour de faux ». C’est agréable de jouer pour « du beurre ».

 

4 – Observez la sensation

Pensez à votre problème ou bien remettez-vous à l’endroit où cela a eu lieu. Revivez le souvenir. Rejouez le film comme si vous y étiez, comme si c’était maintenant que cela arrivait. Mettez en pause. Puis ressentez. Quelle impression avez-vous ? Qu’est-ce que cela vous fait ? Prenez le temps de bien vous imprégner de cette sensation.

 

5 – Suivez la ligne

Voilà, votre hameçon a pris quelque chose. Il va maintenant falloir le remonter ou suivre la ligne. Posez-vous la question « quand ai-je ressenti cela pour la première fois ? ». Imaginez ou souvenez-vous d’une période importante de votre vie et posez-vous la question « Là, est-ce que je connaissais déjà cette sensation ? « .
Vous pouvez aussi imaginer et passer en revue des personnages ou des lieux et vérifier si ce ressenti est en rapport avec. « Est-ce que dans la maison de mon enfance, je ressentais déjà cela ? » Imaginez la maison et vérifier. La sensation apparaît-elle ?

 

6 – Chaud/froid

Vous allez atteindre l’origine comme le jeu du chaud/froid. « Oui, c’est chaud… chaud… tu brûles….. c’est bouillant….  » ou au contraire « Non…. c’est froid…ça se refroidi…etc. » pour arriver par tâtonnement à la première fois où vous avez eu ce ressenti. Ne vous inquiétez pas, quand vous l’aurez, vous le saurez ! « Oui ! C’est ça ! » et vous revivrez à nouveau ce ressenti comme à l’époque.

 

7 – Corrigez

Maintenant, posez-vous la question : « qu’est-ce qu’il aurait fallu ? ». « Qu’est-ce qui manque ? » est une autre formulation. Cherchez. D’un coup, la réponse va vous sauter dessus et vous submerger, voire vous étonner et vous provoquer une réaction physique incontrôlable. Laissez-faire. Vous y êtes arrivés !

 

 

 

Conclusion

Le cerveau est une machine par laquelle il faut se laisser émerveiller. Elle est complexe. Son but est de faire vivre le corps et de l’adapter à l’environnement dans lequel il vit. Les expériences passées vont constituer un réservoir de ressources accessibles dans lequel elle y puise en permanence. Malheureusement, les expériences acquises sont de piètres interprétations – le plus souvent erronées – de la réalité et surtout, imprégnées de la saveur émotionnelle variable et rudimentaire (j’aime ou j’aime pas) au moment où la situation a été vécue. Elles ne sont pas objectives. Chaque représentation demande à être retravaillée (remodelée pour la rendre plus proche de la réalité) ou déchargée de son pesant émotionnel lorsqu’il s’agit de l’effacer ou de lui rendre sa juste place. Encore faut-il savoir quelle représentation toucher et comment ! Pour sortir de notre psychorigidité naturelle, une capacité d’auto-critique est nécessaire, et celle-ci s’acquière par l’observation de soi-même et de ce qui nous permet de l’observer : le cerveau.

 

Wladislas BARATH

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A propos de l'auteur: Wladislas BARATH

15 Commentaires + Ajouter un commentaire

  • Très intéressant et très instructif !
    Une belle histoire qui nous donne à réfléchir…

  • Article très intéressant et criant de vérité. Vraiment bravo

  • Bonjour,

    Votre article est véritablement passionnant.

    Toutefois, j’aimerais savoir comment est-on censé pouvoir « quitter la voiture » (pour reprendre votre expression à la fois amusante et pertinente) ?

    Certes, vous donnez de judicieux conseils mais de quelle façon parvient-on réellement à se dissocier de ce corps, de ces pensées, de ces sensations plus ou moins agréables ?

    Etant sujet à des phénomènes pour le moins insolites depuis que je pratique des méthodes similaires aux vôtres (soit l’automne 2011) je sais par expérience que cela n’a rien d’évident. On continue, malgré tout, de s’identifier.

    Pourquoi ? Qu’est-ce qui bloque ?

    Pourriez-vous répondre ici, si vous le désirez, pui me contacter en privé ?

    Bien à vous,

    Marc

    • C’est que vous n’avez pas compris ce qu’est le mental.

      Allez sur l’article concernant le livre « La guérison quantique » et lisez les commentaires.
      Nous sommes une Conscience. Le problème est qu’elle se laisse happer par le mental. Elle s’identifie et croit être les pensées et les émotions. Or les pensées sont le fruit du cerveau et tout l’enjeu est là, se désidentifier à ce qu’on prend maladroitement pour la conscience : la pensée. D’où les techniques méditatives qui nécessitent l’observation de ces pensées pour comprendre à la longue qu’elles vivent sans notre participation. Du coup arrive un jour la question surprenante : mais qui suis-je, si je ne suis pas les pensées et que celles-ci sont le fruit du cerveau uniquement ? Réponse : autre chose, la Conscience.

      Et qu’est ce qui me replonge dans le mental ? Le désir et la peur.

      Donc tant que vous serrez dans une attente de quelque chose, vous êtes dans le mental. Bon, j’avoue que c’est dur de ne rien attendre, mais c’est possible. Certains ont même trouvé des subterfuges : se concentrer sur des mantras, etc. Mais il existe une autre voie, plus simple, celle du baptême. Bien entendu, il ne s’agit pas de se faire asperger d’eau pour avoir le « coeur pur », il s’agit d’assainir une à une les mémoires crées par les cinq sens. L’EFT est un bon outil pour ça, mais il se fait vieux. Mais c’est un très bon début.

      • Bonjour,
        même si j’adhère à ce que vous dites, personnellement quand j’essaye d’observer mes pensées, la dite pensée cesse dès que je l’observe, je me dis donc qu’ il s’agit bien de moi qui pense… du coup je ne sais pas bien comment m’y prendre. Je n’arrive absolument pas à prendre une posture extérieure à ça..

        • Il vous arrive de rêver la nuit ?

          • oui bien sûr, même si je m’en souviens assez rarement, ou je m’en souviens au réveil et j’oublie dans les minutes suivantes.. je comprend ce que vous voulez me faire comprendre, mais ça ne m’aide pas pour la méditation

          • Il faut revoir le terme méditation.
            J’ai mis vingt ans à comprendre qu’il s’agissait d’observation.
            Mais le verbe induit lui-même en erreur ! Car il s’agit d’être attentif, sans agir.
            Attentif à quoi ? A toutes les sensations et non pas que le canal visuel.
            Restez dans la sensation, et vous serez certain de ne pas être dans le mental.
            Ne commentez pas. N’utilisez aucun mot, aucun verbiage. Soyez juste attentif comme on observe un terrier de louveteaux.

      • Bonjour, personnellement quand j’essaye de faire l’exercice de méditation en observant mes pensées, ces mêmes pensées cessent quand je les observe.. difficile donc de me dire que je suis autre chose que celui qui pense.. si vous pouvez m’éclairer..
        Merci

  • Merci à vous pour votre pertinente réponse.

    (Je vais aller lire l’article dont vous me parlez.)

    Je crois avoir relativement bien saisi le mécanisme mais je suis incapable de concevoir qu’en ce moment, par exemple, ce n’est pas moi (conscience) qui cherche les mots que ces mains tapent sur ce clavier.

    J’ai pu observer les pensées et je vois bien, même si ce n’est pas tout le temps, qu’elles ne sont pas moi et ne viennent pas de moi. Pourtant, je suis toujours bloqué ici, dans ce corps. Je ne sais m’en libérer.

    Sans parler du fait que l’illusion est tenace puisque ce corps semble être partiellement contrôlé par moi (conscience) alors même que je ne crois plus à cette théorie que d’autres pensent être une évidence.

    Après, je souscris sans doute à votre explication. Le désir et la peur nous aliène, nous lie au corps, au mental, aux pensées. Mais n’avons-nous pas (consciences, les uns les autres) le droit, puisque la possibilité, de désirer, entre autres ?

    Pourquoi ce piège ?

    Je vais étudier l’EFT, sur vos conseils.

    Bien à vous,

    Marc

    • Vous utilisez ce corps et vivez à travers lui, mais vous devez comprendre que vous n’êtes pas juste la conscience corporelle. Ca, c’est une fonction. C’est là la subtilité. Ne vous limitez pas à cette conscience alors que vous êtes plus. C’est comme si votre vraie nature (la Conscience) enfilait un gant et que vous étiez persuadé d’être le gant parce qu’il entre en contact avec les objets. Je vous dirais que vous êtes plutôt la main. Mais comment le prouvez ? Vous devrez d’abord abandonner l’idée d’être le gant.

      Cette simple supposition change tout. Moi, j’ai cogité pendant des mois lorsque j’ai mis en doute que je n’étais pas les pensées. Si je peux voir les pensées, qui suis-je ? Qui est celui qui voit ?

      Quant au corps, il répond aux informations que vous lui donnez, via la conscience corporelle. Vous écrivez, vous cherchez des mots, etc. OK, mais vous pouvez aussi changer de point de vue pour en adopter un plus large, un plus vaste et plus juste.

      Enfin, il n’y a aucune contrainte à être dans le désir et la peur, si on sait comment en sortir à sa guise. Mais si on est empêtré dedans et qu’on ne s’en sort pas, alors il faut apprendre comment nous fonctionnons pour s’en libérer.

  • Il est clair que le fait d’observer les pensées, chez moi, m’a fait comprendre pour de bon que je n’étais pas ces pensées. Je continue donc de m’interroger.

    En tout cas, pas plus tard qu’hier soir, j’ai pu constater, ainsi que vous le décriviez, que mes désirs amorçaient certaines pensées, et non l’inverse comme je le croyais. C’est là un constat déjà libérateur, je trouve.

    Je vais donc méditer cela (dans tous les sens du terme) et vous remercie à nouveau pour ces précisions qui sont toujours les bienvenues.

    Cordialement,

    Marc

  • Bonjour,

    Merci pour cet article ! Il m’éclaire sur ce que j’ai ressenti le jour où mon osthéopathe m’a prescrit du milleprtuis (3 gellules, p3*/jr). Ces gellules sont fabriquées par la pharmacienne et donc efficaces contrairement à celles de l’industrie pharma, m’expliqua-t’il.
    Et là, des le premier jour de traitement, j’étais appaisée. Mon cerveau fonctionnait au ralenti par rapport aux jours précédents. C’est-à-dire que je n’avais plus de pensées qui fusaient dans tous les sens, mais une seule pensée, claire, lente. J’étais dans chaque moment que je vivais, chaque action que je faisais. Quel repos !
    À la lecture de votre article, je comprends mieux !

    Mon fils se plaint que je lui donne toujours une liste de choses à faire (range ta chambre ! Fais ton cartable ! Mets ton linge au sale !) et qu’il en oublie toujours car lui ne peut penser qu’à une chose à la fois ! Ça m’a fait réflechir. Mais, je ne savais comment faire.
    Maintenant je sais ! Grâce à vos articles, je vais maintenant parler à mes pensées et leur dire de ralentir, que je ne peux plus suivre !
    Merci encore !

  • Bonjour,

    Merci pour cet article génial. Je n’ai pas encore suffisamment de « méditation » pour maîtriser tous les concepts de l’article.

    Je me pose toutefois une question à laquelle j’ai dû mal à répondre.
    Par exemple, au travail quand je réfléchis sur un sujet/une question, est-ce ma conscience qui donne l’ordre au cerveau de réfléchir et émettre des idées, des réflexions ? ou bien, la question n’atteint même pas ma conscience et reste « au niveau inférieur » (le cerveau) ?

    Merci pour votre aide

  • Merci pour cette approche originale de notre cerveau.
    Bonne continuation à vous.

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Vous trouverez dans ce blog des informations relatives à mes recherches thérapeutiques. Il s’agit donc d’un partage de connaissances. J’ai voulu cet échange bref. Les informations sont courtes. Elles vont à l’essentiel et sont des portes que vous êtes libres de franchir ou non. A vous d’aller voir au-delà.

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A méditer :

Dans le domaine des pathologies, la manière de penser du "malade" est la maladie première qu'il convient de guérir.

de Serge Fitz, dans Les CAPACITÉS FANTASTIQUES de la CONSCIENCE, éditions Vega 

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