Comment vaincre le vieillissement et stopper les effets du temps

Fév 2021 | 2 commentaires

Mon ennemi numéro 1

Depuis toutes ces années de pratique de l’ostéopathie, je me rends compte que mon ennemi numéro un est sans doute la fibrose. Physiologiquement, elle est le résultat d’une cicatrisation et peut se rencontrer après :

  • une opération,
  • une infection,
  • ou des inflammations répétitives sur une zone donnée.

 

On peut en trouver dans les organes qui ont subi des lésions : rein, foie, poumon, muscle, etc. La fibrose pulmonaire qu’on observe dans les cas de coronavirus en est un bon exemple. Mais on peut également en trouver en dehors, sur les tissus de soutien ou de recouvrement des organes qu’on appelle fascia et dont la plèvre (l’enveloppe des poumons), le péricarde (l’enveloppe du cœur), le péritoine (l’enveloppe des viscères) et la dure-mère (enveloppe de la moelle épinière et du cerveau) font partie.

 

Fibrose, adhérence ou cicatrisation, c’est à peu près le même principe : des cellules meurent, il ne reste plus que du tissu conjonctif en excès, un tissu constitué de fibrines, amas blanc que l’on trouve sous la croûte lors de la cicatrisation d’une plaie.

 

Ce tissu fibrosé est rigide et n’a plus d’élasticité. Il peut perturber l’irrigation des tissus autour ou à distance et altérer la mobilité des organes. Il faut savoir que pour fonctionner correctement, chaque organe doit pouvoir bouger et se déformer. S’il ne le fait plus, cela peut poser problème. Et le pire, c’est quand un nerf est pris dans la fibrose. Cela ressemble à un étranglement du nerf et c’est juste non viable : des douleurs continues dans un premier temps, puis la paralysie dans un second temps. Bref, c’est du sérieux.

 

Et plus j’avance dans mon exercice, plus je me rends compte que les adhérences, tout comme la cicatrisation, semblent être l’ennemi numéro 1 de la bien portance, car tout donne l’impression qu’au fil des années, nous nous fibrosons de plus en plus. Ainsi, plus on vieillit, plus le corps présente de fibroses et de calcifications. Et on pourrait donc croire que fibroses et calcifications sont les effets de la vieillesse.

 

Erreur. Si c’est vrai qu’en vieillissant, les tissus perdent leur capacité à retenir l’eau (ils se déshydratent) et que le corps perd naturellement sa souplesse et devient de plus en plus raide, cela n’est pas dû à la vieillesse, mais à autre chose.

 

 

Ce fichu muscle qui ne veut pas se relâcher

J’ai traité un jour un patient pour des tensions de la nuque. En général, si vous libérez le foie, l’estomac et le diaphragme, vous enlever 80% des cervicalgies.

 

Chez ce monsieur, il restait un fort spasme d’un des muscles du cou. Et malgré mes investigations, rien, absolument rien ne justifiait cette contracture.

 

Alors je me suis demandé : est-il possible qu’il y ait une erreur d’information ? Se peut-il que le cerveau ne « voit » pas la contracture ?

 

Avant de continuer, je dois vous expliquer un phénomène étrange : j’ai tellement travaillé sur le corps physique que j’ai découvert que le cerveau communique avec les cellules par le biais de sensations. Ça n’a l’air de rien, mais c’est une découverte énorme !

 

Quand on y réfléchit, si on se met à la place des cellules, que voient-elles réellement du monde extérieur ? Rien. Car elles n’ont pas d’yeux ! Pour agir, elles se fient aux informations qu’elles reçoivent du cerveau. Lui, perçoit la réalité au travers des organes sensoriels. Nos cinq sens. En clair : par nos sensations.

 

Donc, devant ce muscle spasmé que le cerveau ne voyait pas, je me suis dit qu’il serait intéressant de le lui montrer ! Comment ? Eh bien en lui donnant la sensation de contracture de ce muscle.

 

J’ai alors imaginé ce muscle tout dur. Je me suis mis mentalement à sa place et j’ai imaginé à quel point il devait se tendre pour tenter de rapprocher les deux berges sur lesquelles il s’insérait.

 

J’avoue que ce n’était pas facile, parce que quand vous pensez à une chose, c’est toujours par rapport à son contraire. Alors quand vous cherchez à ressentir une tension, vient automatiquement à l’esprit la notion de relâchement. Et là, vous embrouillez vôtre cerveau.

 

J’ai dû, pour réussir, éliminer complètement cette notion de relâchement musculaire, jusqu’à sentir d’un coup, comme une évidence : « Oui. Voilà ! ». Et le muscle a miraculeusement relâché. Je n’avais rien fait d’autre que de me mettre simplement à sa place.

 

Pour la première fois, je venais de réaliser qu’il s’agissait d’un problème fonctionnel et non pas d’un problème structurel : car structurellement, il n’y avait plus rien ! Mais fonctionnellement, persistait un problème : le cerveau du patient ne percevait tout simplement plus la contracture du muscle.

 

Mais alors, jusqu’où cela peut-il aller ?

 

 

Sommes-nous destinés au déclin physique ?

Dans ma clientèle, j’ai des personnes âgées dont la colonne vertébrale est bien déformée. Et la question délicate ici est : pourquoi certains ont ces adaptations et d’autres non ? Est-ce la vieillesse ? Mais alors, pourquoi certains et pas d’autres ?

 

Ce dont je m’aperçois c’est que plus ces gens travaillent physiquement, plus ils s’abîment. Ceux qui ont passé leur vie derrière un bureau n’ont pas la colonne aussi esquintée. Enfin… pas de la même manière. Disons qu’ils n’ont pas les mêmes soucis. Ils sont plutôt impactés par l’effet de la sédentarité. Il n’en reste pas moins que ceux qui travaillent dans l’effort trinquent beaucoup plus que les autres.

 

Alors finalement, peut-on accuser la vieillesse ?

 

Je vais vous répondre par une anecdote. Un patient de quatre-vingt-trois ans consulte un rhumatologue pour son problème de genou. Le professionnel regarde les clichés, l’ausculte succinctement puis déclare avec aplomb :

  • – C’est n’est rien, c’est la vieillesse !

Sur ce, le patient regarde ses genoux, l’un puis l’autre, et s’interroge :

  • – Mais ils n’ont pas le même âge mes deux genoux ?

 

Dites-moi : si c’était la vieillesse, les deux devraient être foutus, non ? Or ce n’est pas le cas. Pourquoi ?

 

Eh bien, c’est une notion de contraintes. Ici, l’un des deux genoux supporte plus que l’autre. Les charges ne sont pas équilibrées. Et lorsque c’est le cas, obligatoirement c’est que l’axe n’est plus respecté. Alors l’articulation s’use là où la pression est trop forte.

 

Donc c’est la faute à l’usure me direz-vous ? Non, le problème en fait est que l’axe articulaire n’est plus respecté.

 

Mais d’où cela vient-il ? La médecine classique répond par la dégénérescence articulaire. Or ce n’est pas juste, car cette dégénérescence articulaire est déjà un effet et non la cause. Mais alors pourquoi ces altérations ?

 

 

L’amnésie neuro-sensorielle de Thomas Hanna

J’ai découvert au détour de mes recherches le travail de Thomas Hanna, un philosophe et éducateur somatique américain, décédé en 1990. Le livre que j’ai en main est une réédition d’un de ses ouvrages.

 

Monsieur Hanna a été initié à l’intégration fonctionnelle de Moshé Feldenkrais (la fameuse méthode Feldenkrais) dont il a dispensé le premier cours aux États-Unis en 1975.

 

Cette méthode vise à améliorer la posture au moyen d’instructions et de manipulations douces du corps.

 

Dans son livre Thomas Hanna explique que les signes que nous attribuons à la vieillesse sont plutôt des symptômes d’un autre phénomène appelé « amnésie sensori-motrice ». En clair, plus nous sollicitons certains muscles, plus s’y accumulent des tensions résiduelles que le cerveau ne perçoit plus. Du coup, certains muscles présentent des spasmes résiduels chroniques (allant jusqu’à 40% et même plus selon moi) sans qu’on ne s’en rende compte.

À quoi cela est-il dû ? Je pense à la capacité extraordinaire d’adaptation du cerveau.

 

Si l’adaptation est une force pour l’espèce humaine, elle en est également sa faiblesse. Si vous frottez par exemple une zone de votre peau, au bout de quelques secondes vous ne la sentez plus. Vous vous y habituez. C’est exactement ce qui se passe avec un muscle que l’on contracte trop souvent ou trop longtemps. Au bout d’un certain temps, vous ne le ressentez plus. C’est la même chose qui se passe avec nos muscles. Et si le cerveau ne perçoit plus la contraction d’un muscle, il ne pourra pas ni le détendre, ni le ramener à son état de relâchement initial au moment où vous cesserez de l’utiliser. Il restera une tension résiduelle.

 

 

L’étau musculaire

On retrouve principalement deux types de contractures musculaires. Ces dernières dépendent de la manière dont vous réagissez aux circonstances de la vie.

 

Si vous êtes dans la crainte, ce sont plutôt des muscles fléchisseurs qui se contractent. Le corps semble se recroqueviller sur lui-même.

 

Si vous êtes dans l’affrontement et l’effort, ce sont plutôt des muscles extenseurs qui se contractent. Le corps se redresse comme un i.

 

Il est rare que nous n’utilisions qu’un seul mode. Dans notre vie, nous fluctuons entre les deux. Et si les muscles antérieurs de la colonne (les fléchisseurs) et les muscles postérieurs (extenseurs) présentent des contractures résiduelles simultanées, alors la colonne s’écrase sur elle-même. C’est ce que Thomas Hanna appelle « l’étau musculaire » ou « l’étau maléfique ».

 

Là, inévitablement, les disques seront comprimés et s’abîmeront progressivement (discopathie, hernie discale, etc.). La colonne, elle, cherchera à s’extraire de cette pression en se déformant (scoliose, hyperlordose, antélisthésis, etc.).

 

 

Le fausse explication du vieillissement

Nous avons tous en tête les personnes âgées à la colonne toute déformée. À cette difformité, il n’est pas rare de trouver associés un raidissement de la colonne, une fragilité globale, des troubles de l’équilibre, de la fatigue, de l’arthrose, de l’arthrite, de l’hypertension artérielle, des troubles urinaires, des descentes d’organes, un essoufflement et un retour veineux défaillant dans les membres inférieurs. Et la liste peut largement s’allonger.

 

Tous ces signes, nous les associons et les imputons à la vieillesse. Mais maintenant que nous connaissons l’existence des spasmes résiduels et l’amnésie sensori-motrice, une toute autre explication voit le jour.

 

Pris en étau, le squelette est emprisonné dans sa propre musculature. Peu à peu, les mouvements deviennent raides et limités. Les muscles deviennent sensibles et s’installent des douleurs un peu partout, mais aussi une fatigue (normal, les muscles sont en tension permanente). D’un côté, la respiration devient superficielle. Le thorax étant comprimé, les artères se durcissent pour résister à la pression, engendrant de l’hypertension artérielle. De l’autre côté, le diaphragme se spasme refoulant les organes vers le bas. Ces derniers se tassent dans le petit-bassin, ce qui perturbe le bon fonctionnement de la vessie et des organes génitaux et entrave le retour veineux de membres inférieurs.

 

Bon, j’ai un peu simplifié. Mais voilà l’idée.

 

À cela s’ajoute une image négative de soi : la personne ne peut plus faire ce qu’elle faisait auparavant, elle est fatiguée et sans énergie. Bref, c’est la déprime.

 

Je parie que vous reconnaissez quelques personnes de votre entourage, non ?

 

Vous aurez compris que ce n’est pas une finalité inéluctable de la vieillesse, mais la conséquence logique du fameux « étau musculaire ».

 

 

Comment sortir de ce sortilège maléfique ?

Thomas Hanna propose une série de mouvement qu’il appelle « mouvements somatiques ».

 

Il fait une différence intéressante entre corporel et somatique. Dans corporel, il faut entendre le corps tel qu’il est. Somatique, correspond à la perception personnelle que l’on en a. En appelant sa méthode « mouvements somatiques », il montre bien qu’il s’agit de travailler sur la perception de son corps lors de mouvements.

 

Ces mouvements sont doux et lents. Particulièrement lents, afin d’être pleinement dans la sensation interne du mouvement. Le sujet doit porter son attention sur le muscle afin que le cerveau le détecte. C’est en sorte une rééducation cérébrale. Plus que dans les muscles, tout se passe dans le cerveau.

 

Idéalement, les mouvements se font couchés sur un tapis. Il s’agit de les exécuter lentement, sans effort et d’être pleinement présent dans le mouvement.

 

Vous pouvez par exemple cambrer lentement le dos en effectuant un mouvement de version du bassin (en enfonçant le coccyx vers le sol) et en soulevant l’abdomen vers le plafond, ce qui nécessite de contracter les muscles lombaires. Vous répétez ce mouvement plusieurs fois, de plus en plus amplement. Naturellement, vous sentirez ce muscle et cela ré-informera le cerveau de son état de contracture.

 

Je ne vais pas détailler ici l’ensemble des mouvements. Sincèrement, achetez le livre. C’est un outil précieux. Vous y trouverez tous les mouvements nécessaires pour sortir de cet étau maléfique.

 

Mais personnellement, je ne les pratique pas tel qu’il le recommande. Honte à moi ! Mais parce que contraint par des séances de 45 minutes, je vais à l’essentiel : je débloque la source principale du problème. Une fois la cause déverrouillée, le patient peut travailler alors chez lui les exercices dont il a besoin. Et il devra d’autant le faire qu’il est enfermé dans un schéma chronique.

 

 

Mon approche professionnelle

Vous vous souvenez, je vous dis plus haut que la sensation était l’information pour nos cellules. Et Thomas Hanna nous a fait découvrir que le cerveau ne percevait plus le muscle sur-sollicité. Eh bien l’idée est de donner la sensation du spasme au cerveau.

 

Comment je fais ?

 

Contractez le muscle, juste ce qu’il faut pour le sentir. Lorsque vous avez la sensation, imaginez qu’il n’y a plus que ce muscle dans tout l’univers. Rien que lui. Cela permet de focaliser votre attention uniquement sur ce muscle. Puis, mettez-vous à sa place. Devenez ce muscle.

 

Je sais, c’est difficile… au début tout du moins. Et il va donc falloir vous y reprendre plusieurs fois. Mais au bout d’un certain temps, vous verrez qu’il se passe quelque chose. Comme un glissement, une sensation de chute. C’est le signal que le cerveau a réceptionné l’information.

 

C’est aussi simple que ça… sur papier ! Mais c’est plus délicat à faire. Et je vous conseille de vous isoler de toute distraction au début.

 

Prenez-le comme un jeu. Une compétence à acquérir. Faites-le sur des muscles à la contraction rebelle. Vous en voulez un ? Prenez le muscle du côté externe de la jambe. Comme notre civilisation se déplace majoritairement en voiture, à cause de la pédale d’accélération, ce muscle se trouve systématiquement spasmé. Hummmm ! Palpez-le. Alors ? Il fait mal ?

 

Jouez avec lui. Regarder quel mouvement le tend. Allez dans ce sens, ressentez le muscle. Puis isolez-le dans votre esprit. Imaginez qu’il n’y a plus que lui dans tout le Cosmos. Son seul but est de se tendre, se tendre et se contracter. Et lorsqu’il n’y a plus que lui, devenez lui. J’appelle ça une technique d’identification sensorielle. Le but étant de faire un état des lieux des contractures cachées et d’en informer le cerveau.

 

J’y associe aussi un mix entre deux techniques : la première qui se nomme « tissulaires » et qui consiste à sentir le mouvement des tissus et à les suivre, la seconde dite « fonctionnelle » qui consiste à aller dans le sens de la fixation.

 

Dans cette technique je ne remets pas les vertèbres en place. Je ne fais pas craquer le corps, j’accompagne les mouvements dans leur facilitation.

 

Par exemple en prenant le membre supérieur, et en le comprimant un peu dans son axe, on sent des tendances plus faciles à aller dans un sens que l’autre. En réitérant plusieurs fois ce mouvement, c’est comme si l’on effaçait une habitude positionnelle. Mais en somme, c’est quelque part la méthode de Thomas Hanna, sauf qu’on ne focalise pas sur le muscle, mais sur le mouvement.

 

 

Conclusion

Je suis heureux de pouvoir vous transmettre cette approche. Comme vous, je pensais que la vieillesse était inéluctable et qu’elle se soldait par une défaillance progressive des fonctions du corps. Mais en fait, ce n’est pas une conséquence de la vieillesse, c’est l’accumulation de contractures résiduelles que le cerveau ne perçoit plus. Des contractions cachées qu’il est nécessaire de lui montrer.

 

Si celles-ci sont symétriques de part et d’autre d’une même articulation, elles forment ce que Thomas Hanna appelle l’étau maléfique. Étau parce qu’elles emprisonnent le squelette, et maléfiques parce qu’elles ont de fâcheuses conséquences sur l’ensemble de l’organisme, avec pour résultat tous les signes que nous attribuons à la vieillesse.

 

La bonne nouvelle est que cette tendance est réversible. Il faut garder à l’esprit que les nombreuses années qui ont mis en place ces contractures ne sont pas une fatalité, qu’en travaillant sur le mouvement on peut inverser la tendance dégénérative et surtout ne pas croire qu’une seule séance chez un praticien réglera tous les problèmes. Vous devez apprendre à vous exercer avec bienveillance et persévérance. Et n’oubliez pas que rien ne résiste à la régularité.

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2 Commentaires

  1. Marc-André

    Autrement dit, c’est la vie elle-même qui nous offrirait les moyens d’en finir. Sinon, nous ne serions pas loin d’être physiquement éternels! Le cerveau semble programmé pour réagir ainsi plutôt que de rester de garde tant et aussi longtemps que le problème n’est pas réglé. Ou bien, parce que les possibles problèmes sont trop nombreux que le cerveau ne pourrait pas géré tout ça en même temps. Matières à réflexion vraiment intéressantes.

    J’ai lu un grand nombre de vos publications et je remarque votre facilité “déconcertante” à une forte et véritable concentration efficace. Ce qui me fait dire que si l’instruction publique se voulait vraiment être efficace, c’est la première chose qui devrait y être enseignée.

    Ce que ce dernier blogue me fait plus profondément comprendre c’est que les problèmes physiques auxquels s’habitue le cerveau, au point de ne plus les reconnaître, semblent du même modèle que les problèmes psychologiques.

    On s’habituerait à vivre avec un “destin” pourri, non à cause du karma ou autres babioles du genre, mais simplement à cause de ce que nous percevons de la vie et de notre manière de l’interpréter et de camoufler ce dont on ne veut pas prendre le temps de régler. On se fait dire que tel problème est inéluctable parce qu’il est la conséquence de nos pensées. Comme on se fait dire que tel problème physique s’explique par la vieillesse comme cette histoire du genou du vieil homme, que j’utilise souvent.

    Vous avez devant vous beaucoup de matières à publications. Et c’est tant mieux!

    Encore un superbe texte qui nous montre à quel point nous aurions à gagner à mieux nous occuper de nous-mêmes. Merci!

    Suggestion:
    Il serait peut-être intéressant d’accompagner ce genre de chronique d’une vidéo style cours magistral. Sur votre blogue, la matière est souvent dense et déjà instructive à la base. Sa densité demande parfois de lire et relire. Avec une vidéo, le visuel et l’auditif seraient gâtés et pourraient permettre au cerveau de se démêler, parfois, surtout si, en plus, il s’adapte à une compréhension sommaire de la connaissance, comme ici il s’adapte à une vérité sommaire des différentes parties de l’existence du corps.

    P.S. Comme d’habitude, les merveilleux livres que vous suggérez sont généralement introuvables au Québec. Ou des vieilleries offertes sur Amazon à des prix indécents!

    Réponse
    • Wladislas

      Oui, c’est très bien vu. Selon moi, la pire et la meilleure chose dans le monde vivant est la mémoire. Et c’est très étrange comment elle fonctionne.

      J’ai remarqué aux cours des consultations, combien les mémoires pouvaient avoir de conséquences délétères, en ce sens qu’elles illusionnent les cellules qui s’adaptent et ceci de manière PERMANENTE. Et c’est là le danger des mémoires : l’épuisement des cellules et la réponse inadéquate à la réalité. Mais il semble y avoir plusieurs types de mémoires et c’est très étrange : il m’arrive de “montrer” au cerveau du patient les accouchements. En effet, il arrive après des accouchements que le cerveau n’ait pas réalisé que l’enfant n’était plus dans le ventre. Et c’est stupide puisque la mère voit bien son enfant ! Elle sait qu’il est né. Et pourtant, pour le cerveau, il peut encore persister dans le ventre. Du coup, le bassin est bloqué dans cette position. Il est raide et tendu. En “montrant” au cerveau, c’est comme si on le ramenait dans le présent : les tensions musculaires cèdent tout de suite.

      Il semblerait donc qu’il y ait deux mémoires, voire plus.

      Et comme vous le suggérez, l’interprétation que nous donnons à ces mémoires (ou bien des stimuli que nous recevons de la réalité) influencent grandement la réponse de l’organisme. Nous avons donc une responsabilité dans ce qu’il nous arrive. En fait, notre conscience ne représente que 3% de ce que nous sommes. Mais ces 3% peuvent modifier les 97% qui sont inconscients. Pas brutalement ! Mais lentement, en donnant des à-coups par-ci par là. Le changement radical est rare.

      Quant au reste, oui, je crois que j’ai une capacité à rentrer PLEINENEMENT dans l’expérience. C’est d’abord un jeu, puis l’acceptation de pouvoir me perdre complètement dans l’expérience.

      Réponse

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